Un amer dans le cybermonde

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mardi, décembre 29 2009

Réduire sa dépendance à Google

Après des années passées à ne pas en ressentir le besoin, j'ai fini par me créer un compte Google, pour pouvoir goûter aux joies de Wave. Je n'y ai pas vraiment vu un problème, jusqu'à ce que je réalise que le fait d'être connecté à Wave associait de manière certaine mes recherches sur Google à ma personne : Google savait que c'était moi qui faisait telle ou telle recherche.

Le danger que représente Google grandissant, il était temps de limiter ma dépendance à cette société privée. J'ai donc commencé à lister certains produits et services de Google, ainsi que des alternatives crédibles : soit pour me passer de celui de Google, soit pour continuer à ne pas l'utiliser, mais maintenant en toute conscience. Je n'ai à vrai dire rien contre la plupart de ces services pris séparément, c'est leur usage en conjonction qui me pose problème.

Pour autant, il ne s'agit pas de déshabiller Pierre pour habiller Paul, et quitter le giron de Google pour retomber dans celui de Microsoft n'aurait fait qu'empirer les choses, je n'ai donc pas mis dans mes alternatives celles proposées par cet éditeur de logiciels. Également quand une alternative libre existait, je me suis épargné les alternatives propriétaires.

  • Moteur de recherche : Ask (excellents résultats mais interface en anglais), Exalead (je ne l'ai plus utilisé depuis un bon bout de temps mais français), Ixquick (qui a fait du respect de la vie privée son credo).
  • Navigateur : Firefox.
  • Historique web : avec Firefox, il est tout à fait possible de retrouver son historique web de n'importe-où avec le plugin Weave.
  • Fournisseur d'identité numérique : Google n'est qu'un fournisseur d'identifiants OpenID parmi d'autres, alors autant en utiliser un autre (ex. MyOpenID), ou mieux être son propre fournisseur (ex. phpMyID).
  • Messagerie instantanée : GTalk n'est en fait ni plus ni moint qu'un service Jabber, il est dont tout à fait possible d'utiliser un autre serveur et un autre logiciel, tout en continuant à parler avec nos contacts GTalk. Par exemple Jabber en dix minutes avec Psi .
  • Mail (interface web): la plupart des fournisseurs d'accès incluent ce service à leur prestation (Free utilise Zimbra à cet effet), et d'autres le proposent gratuitement (comme laposte.net par exemple).
  • Hébergement de vidéos : Dailymotion, blip.tv (choix du Framablog).
  • Visualisation du globe terrestre : Marble (installable sous Windows également).
  • Albums de photos en ligne : Flickr ou être son propre hébergeur avec Piwigo. (à noter que beaucoup l'utilise parce qu'on leur en a parlé alors que c'est plutôt de ça dont ils ont besoin)
  • Wave : pour le moment aucun serveur alternatif n'est vraiment utilisable, et la fédération des serveurs n'est pas encore effective à ma connaissance.

La liste est largement incomplète, elle aurait pu faire plus la part belle à l'auto-hébergement, c'est pourquoi je vous invite à l'améliorer, ici même par vos commentaires ou ailleurs, selon voter convenance :)

samedi, novembre 28 2009

Idée de logo pour le groupe !libre sur identi.ca

C'est une idée que j'ai en tête depuis en bon bout de temps sans avoir jamais pris le temps de la réaliser, mais puisque mrjmad relance la question, je vais la partager ici-même à défaut de la réaliser.

Pour commencer, Il y a bien un logo représentant le libre en général, mais il est peu connu, or il ne parle pas du tout à quelqu'un qui ne le connaît pas, et en plus il est on-ne-peut-plus moche : http://freedomdefined.org/Logos_and_buttons.

Mon idée est la suivante : à l'exclusion du point précédent, il n'y a pas de logo représentant le libre, mais il y en a pour représenter les deux familles du libre, que sont le copyleft et le BSD-like. En particulier, par la force des choses, ceux de Creative Commons sont reconnaissables par le plus grand nombre :

Et donc mon idée serait de les combiner. Ça laisse plusieurs variantes, mais une aurait ma préférence : côte à côte, celui du copyleft à gauche, le zéro à droite (en enlevant pour chacun le cercle autour du symbole). Déjà, parce qu'en français le copyleft c'est le gauche d'auteur, mais surtout parce que ce qui est BSD-like peut se faire embarquer au passage dans le cercle vertueux (en tout cas c'est mon avis) du copyleft pour ne plus en ressortir.

Alors que si on avait mis le copyleft à droite, la flèche donnerait l'impression que du BSD-like pourrait faire un petit tour de copyleft pour retourner aussitôt au BSD-like : ce n'est pas faux sur le très long terme quand les contenus s'élèvent dans le domaine publique après de nombreuses décennies, mais est-ce vraiment sur ça qu'on veut insister, et qui va penser spontanément à ça en voyant un tel logo ?

De même, on pourrait mettre le logo du copyleft autour du zéro barré (le contraire serait impossible vu que le zéro n'a pas un intérieur vide), mais cela pourrait laisser entendre que le copyleft enferme le BSD-like, ce qui est faux et risquerait de déplaire aux tenants du BSD-like.

Il y a cependant un autre problème : chez Creative Commons, les logos s'additionnent (par exemple, mon contenu est BY et SA), alors que là il s'agit de l'un ou l'autre. Habituellement, chaque symbole est dans son cercle, mais là je les ai enlevé, on peut alors les mettre tous les deux dans un seul et même grand cercle (vu que le logo doit de toute façon venir s'inscrire dans un carré, ça ne changera pas grand chose en terme de place) pour tenter de marquer cette différence (je dis bien « tenter »). Quoiqu'il en soit, à défaut de trouver mieux…

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Mise à jour

Ayant trouvé une bulle de temps libre dans le grand rush professionnel qui va m'emmener jusqu'à la mi-décembre, j'ai trouvé le temps de faire deux essais, et voilà ce que ça pourrait donner :

  • sans cercle autour :

essai_logo_variante_1.png

(fichier source : essai_logo_variante_1.svg)

  • avec cercle autour :

essai_logo_variante_2.png

(fichier source : essai_logo_variante_2.svg)

  • la tête de monsieur libre, inspirée par MrJmad :

essai_logo_variante_3.png

(fichier source : essai_logo_variante_3.svg)

  • la tête de monsieur libre encore, mais moins ronde :

essai_logo_variante_4.png

(fichier source : essai_logo_variante_4.svg)

samedi, octobre 10 2009

De la validité de la licence CC0 dans le droit français

Tout est parti d'un commentaire, sous un billet de Calimaq (par ailleurs passionnant comme toujours). Pour l'équipe de Veni, Vidi, Libri, la licence Creative Commons Zéro¹ (CC0) serait :

Inapplicable en France (notamment en raison de notre conception romantique/personnaliste du droit d'auteur), cette licence opère une véritable renonciation de droits au profit du domaine public.²

Pour bien comprendre, il faut se souvenir que dans le droit français, le droit d'auteur se décompose en deux volets : le droit patrimonial et le droit moral. Ce droit moral stipule que « l'auteur jouit du droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre »³. Or, les droits moraux sont inaliénables, ce qui implique entre autre que le possesseur de ces droits lui-même ne peut y renoncer !

Cette critique m'apparu d'autant plus étonnante qu'elle contredisait l'association Creative Commons quand celle-ci avait déclaré avoir pris en compte l'inaliénabilité du droit moral dans la rédaction de la licence CC0 :

More challenging yet, many legal systems effectively prohibit any attempt by copyright owners to surrender rights automatically conferred by law, particularly moral rights, even when the author wishing to do so is well informed and resolute about contributing a work to the public domain. […] CC0 helps solve this problem by giving creators a way to waive all their copyright and related rights in their works to the fullest extent allowed by law.

Face à ce « challenge », la solution proposée est ainsi plutôt simple à mettre en œuvre : bien préciser que le renoncement à ses droits est maximal tout en restant dans la limite des lois applicables. L'œuvre est ainsi placée au plus près du domaine public, à défaut de pouvoir y être pleinement. Si on se reporte à la source, le code juridique lui-même de la CC0, on peut ainsi lire :

2. Waiver. To the greatest extent permitted by, but not in contravention of, applicable law, Affirmer hereby overtly, fully, permanently, irrevocably and unconditionally waives, abandons, and surrenders all of Affirmer’s Copyright and Related Rights and associated claims and causes of action, whether now known or unknown (including existing as well as future claims and causes of action), in the Work […]

On peut donc en conclure que la CC0 respecte bel et bien le droit moral, mais en retournant lire le commentaire qui nous a mené ici, j'apprends que c'est plus spécifiquement le droit de paternité qui poserait problème. Il s'agit d'un des droits moraux, qui énonce que « la qualité d’auteur appartient, sauf preuve contraire, à celui ou à ceux sous le nom de qui l’œuvre est divulgée ». Il existe effectivement une référence au renoncement à un tel droit :

Works under CC0 do not require attribution. When citing the work, you should not imply endorsement by the author.¹

Mais cette phrase se trouve dans la page de présentation simplifiée de la CC0, qui est accompagnée du disclaimer suivant :

The Commons Deed is not a legal instrument. It is simply a handy reference for understanding the CC0 Legal Code, a human-readable expression of some of its key terms. Think of it as the user-friendly interface to the CC0 Legal Code beneath. This Deed itself has no legal value, and its contents do not appear in CC0.

Cette renonciation n'a donc aucune valeur légale dans la mesure où elle ne se retrouve pas dans le code juridique de la CC0. Sa présence s'explique probablement par le fait qu'elle est pleine de sens pour un public anglophone, le droit moral n'existant pas dans les pays du common law. Dans l'éventualité de l'adaptation française de cette page, il y a fort à parier que cette phrase serait tout simplement retirée.

Enfin, comme le fait remarquer très justement Calimaq, aucune des licences Creative Commons n'a passé l'épreuve du feu, à savoir un jugement posant la question de leur validité en France, mais finalement il n'y a aucune raison de penser que la licence CC0 serait plus sujette à caution que les autres. Mieux, elle prend en compte le risque de sa propre invalidation :

3. Public License Fallback. Should any part of the Waiver for any reason be judged legally invalid or ineffective under applicable law, then the Waiver shall be preserved to the maximum extent permitted taking into account Affirmer's express Statement of Purpose.

Ainsi, si une disposition de la CC0 devait être invalidée, cela n'entrainerait pas l'invalidation de l'ensemble du texte et préserverait ses autres dispositions.

samedi, août 29 2009

Bricolage : faire un clavier bépo avec les autocollants Beaujoie

Ayant définitivement adopté la disposition de clavier bépo, j'ai voulu que le clavier de mon portable Dell soit physiquement en bépo. Mais dans la mesure où on ne peut changer un clavier de portable, comment faire ? Poser des autocollants sur les touches pardi ! En l'occurence les autocollants bépo de la compagnie Beaujoie.

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dimanche, juin 7 2009

L'art du désaccord

How to disagree, de Paul Graham, Mars 2008. Traduction par idoric, juin 2009. Un grand merci à Monsieur Graham pour m'avoir autorisé à publier cette traduction sous licence Creative Commons paternité partage à l’identique.


Le web change l'écriture en dialogue. Alors qu'il y a vingt ans, les écrivains écrivaient et les lecteurs lisaient, le web permet aux lecteurs de répondre, et ils le font de plus en plus — dans les commentaires, sur les forums ou sur leur propre blog.

Et nombreux sont ceux qui réagissent pour marquer un désaccord. Il faut s'y attendre, être du même avis motive moins que de ne pas l'être. Et quand on l'est, on en a moins à dire : on pourrait développer un point abordé par l'auteur, mais celui-ci en aura probablement déjà exploré les implications les plus intéressantes. Alors que si on est en désaccord, on s'engage sur des terres qu'il n'a peut-être pas exploré.

Le résultat est qu'il y a bien plus de différents, notamment en paroles. Cela ne signifie pas que les gens soient de plus en plus irrités. Le changement structurel dans la façon dont nous communiquons est une explication suffisante. Mais bien que ce ne soit pas la colère qui entraîne l'augmentation des différents, il y a un danger pour que l'augmentation des différents rende les gens plus en colère, particulièrement en ligne où il est facile de dire des choses qu'on n'aurait jamais dit face à face.

Si nous allons tous être davantage en mésintelligence, alors nous devrons faire attention à ce qu'elle soit bonne. Que signifie être en bonne mésintelligence ? La plupart des lecteurs savent marquer la différence entre la simple insulte et une réfutation soigneusement motivée, mais je pense qu'il serait utile de donner des noms aux degrés intermédiaires. Ainsi, voici une tentative de hiérarchie du désaccord :

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samedi, mai 23 2009

Réclame pour GeoGebra

MÀJ : polx me fait constater dans les commentaires que le logiciel n'est que partiellement libre. Bref je me suis fait avoir comme un bleu :(

Suite à l'article de Framasoft Que répondriez-vous à PropriCorp, éditeur du logiciel éducatif PropriSoft ?, j'ai écris un petit message à destination de quelques collègues. La licence par défaut de mon site vous autorise déjà à le réutiliser, mais avec obligation de me citer, ce qui n'est pas l'idéal pour un courriel, surtout si vous voulez donner l'impression à votre destinataire que c'est vous qui lui avait écrit personnellement pour vous assurez qu'il va vous lire, donc je l'élève directement dans le domaine public, sachant que malgré le temps passé à le peaufiner, je le trouve de toute façon à la fois trop long et trop simpliste :

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mercredi, mai 13 2009

Question d'ontologie RDF

Imaginons une ontologie (RDF+OWL) de villes utilisée par des géographes. Comme il se doit, chaque ville a un nom, d'où la présence de triplets du style {<ville> ns:name <nom>}. Des historiens passent par là et commencent à ajouter la date de création de ces villes. Les géographes ne trouvent rien à redire, car cela ne change en rien leurs habitudes (et parce qu'évidemment la base est sous une licence libre ;) et ouverte aux contributions).

Jusqu'au jour où un historien arrive avec une étrange histoire, celle de la ville de Tsaritsyne, qui a changé de nom pour Stalingrad en 1925, puis à nouveau en 1961 pour Volgograd. Les géographes sont les premiers à réagir : « la modification de la structure de la base est exclue, car cela entraînerait celle de nos programmes, et tout ça pour des cas particuliers qui ne nous concernent même pas ». Mais les historiens ne sont pas plus enchantés : ils voudraient bien pouvoir continuer à bénéficier des enrichissements et corrections apportés par les géographes.

Ma question est donc double :

  • en premier lieu, comment gérer une propriété qui est fonction de la date (ou plus précisément d'une période) avec de simples triplets ?
  • et si c'est possible, est-ce qu'en plus on peut le faire en enrichissant la structure (et non pas la modifier), c'est à dire en reprenant l'existant, sans introduire le moindre doublon informationnel avec ce qui existait déjà ? (les inférences pour la construction automatique de triplets est autorisée, mais ne pas oublier que l'idée est de pouvoir continuer à faire {<ville> ns:name <nom>} quand ce n'est pas la peine de faire plus compliqué)

vendredi, mai 8 2009

Le clavier orthogonal TypeMatrix

Petit compte-rendu de ma prise en main et présentation du clavier TypeMatrix 2030 que j'ai reçu il y a une semaine.

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mercredi, mai 6 2009

La disposition de clavier bépo

En réponse à une question de nicoz, je vais vous parler un peu de la disposition de clavier bépo. La page de présentation du site dédié présentant clairement les pourquoi et les comment, je vous invite à la lire :) Quant à moi, je vais plutôt refaire le cheminement qui s'est étalé sur de nombreuses années et qui m'a finalement amené à ce choix.

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vendredi, mai 1 2009

Installation d'OntoWiki sur (K)Ubuntu

L'installation d'Ontowiki sur ma kubuntu m'ayant pris plus de cinq minutes, j'ai décidé de garder trace des manœuvres, et je mets le tout en ligne, sait-on jamais quelqu'un d'autre pourrait trouver ça utile aussi.

  1. Ne pas oublier d'installer et configurer un LAMP (je venais de tout réinstaller…), comme toujours je me suis contenté de l'encadré « pour les plus pressés » de la page de réfèrence http://doc.ubuntu-fr.org/lamp.
  2. télécharger et décompresser dans /var/www/, pour moi ce sera /var/www/ontowiki.
  3. activer mod_rewrite avec sudo a2enmod rewrite.
  4. autoriser les fichiers .htaccess : éditer /etc/apache2/sites-available/default pour remplacer <Directory /var/www/> […] AllowOverride None […] </Directory> par <Directory /var/www/> […] AllowOverride All […] </Directory>, puis redémarrer apache avec sudo /etc/init.d/apache2 reload.
  5. Créer la base qui sera utilisée : via phpmyadmin ou plus simplement mysql --user=<user> --password=<password> puis mysql> CREATE DATABASE <base>;
  6. cd /var/www/ontowiki, cp config.ini.dist config.ini (voir cp htaccess.dist .htaccess si c'est la version svn qui a été téléchargée), puis sudo nano config.ini pour indiquer la base, l'utilisateur qui va y accéder et son mot de passe (pour les tests en local, j'ai mis root).
  7. aller sur http://localhost/ontowiki/ (un peu d'aide en ligne).

lundi, mars 16 2009

J'avais pas bien lu (Pacte pour les Libertés Numériques)

Ça avait été signalé sur Numerama (1), sur Agoravox (2) (son fondateur est d'ailleurs un des premiers signataires), mais aussi sur Rue89 (3), etc… De quoi je parle ? Du Pacte pour Les Libertés Numériques.

Tout ce que j'en avais retenu était qu'il fallait être gonflé pour reconnaître être pirate, sauf que suite à un commentaire sur un blog obscur j'ai fait ce que j'aurais du faire depuis le début (le temps, le temps…) : le lire moi- même.

Pour commencer, le texte publié sur les sites pré-cités n'est pas le pacte, mais seulement un appel. Mais déjà, quand on le lit bien, s'en faire signataire ne signifie pas se déclarer pirates, je n'avais peut-être pas lu, mais beaucoup ont lu trop vite ! (ou ont lu les commentaires de ceux qui ont lu trop vite ;))

Et de toute façon, ce n'est pas l'appel qu'on signe, mais le pacte. Or là, franchement, je suis d'accord de la première à la dernière ligne :

http://reseaudespirates.net/?q=content/le-pacte-pour-les-libert%C3%A9s-num%C3%A9riques

À+, JSL.

(1) http://www.numerama.com/magazine/12267-Reseau-des-Pirates-Nous-sommes-des- millions-ils-font-de-nous-des-Pirate
(2) http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=52861
(3) http://eco.rue89.com/2009/03/10/loi-hadopi-je-declare-que-je-suis-un- pirate

samedi, mars 14 2009

J'ai testé pour vous… Ubiquity

J'ai finalement bloqué du temps pour tester cette extension firefox tellement vantée pour son potentiel : Ubiquity.

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mercredi, mars 4 2009

Neverball : un jeu qui peut faire tourner en bourrique

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Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler de Neverball, un jeu bien évidemment libre. (Article également publié sur Génération Linux)

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lundi, mars 2 2009

Lettre ouverte à mon député sur la loi hadopi

(cette lettre a également été publiée par AgoraVox)

Monsieur le député,

Professeur en collège/lycée, mais citoyen avant tout, j’utilise les technologies de l’information, à titre personnel comme professionnel. Comme nombre de ceux qui ont eu la chance d’être informé sur le sujet, j’ai décidé de manifester mon inquiétude vis-à-vis de la loi dite hadopi 1, car je me sens menacé — non, le terme n’est pas trop fort — dans mes choix d’outils et mes usages d’internet.

Rarement l’enfer n’aura été autant pavé de bonnes intentions, car après tout qui pourrait raisonnablement s’opposer à l’idée de défendre la création culturelle ?

Mais qui pourrait admettre que la condamnation précède le procès ? Car ce serait une injustice grave que de voir sa connexion internet fermée (jusqu’à un an !) avant de seulement pouvoir contester les motifs qui ont amené à une sanction aussi grave compte tenu de l’importance qu’a maintenant pris le réseau des réseaux dans nos vies.

Qui pourrait accepter que des acteurs privés puissent connaître tout ou partie de sa vie privée ? Car les industries du divertissement auront droit d’accès à nos données de connexion pour leur permettre de rechercher et dénoncer des infractions envers leur propriété intellectuelle.

Qui pourrait comprendre qu’il ait été condamné pour s’être fait piraté sa connexion wifi ? Car même nos institutions admettent par les faits qu’il est impossible de rendre le wifi impénétrable, si ce n’est par l’éteindre 2.

Qui pourrait croire que la liberté de choix des consommateurs et la concurrence puisse être sacrifiée 3… au nom de la défense de la création ? Le rapporteur Riester nous dit à propos de l’interopérabilité, qu’il n’y est « pas favorable », qu’« il faut laisser au consommateur sa totale liberté de choix en fonction de son système d’exploitation » 4, ce qui a autant de sens que de déclarer ne pas être favorable au contrôle des émissions de gaz à effet de serre, qu’il faut laisser au citoyen le droit à un monde sans réchauffement climatique.

Qui pourrait ne pas vivre comme une censure généralisée l’idée de restreindre l’accès à quelques sites autorisés via les accès wifi publiques ? Car cette idée pourrait bien se voir ajouter à la liste précédente 5.

Devant cette attaque d’envergure contre la liberté d’expression, la libre concurrence et le droit à la vie privée, la Nouvelle Zélande (après l’Australie) vient d’abandonner son projet équivalent 6, tant le remède est pire que le mal.

Sauf que de remède la loi n’aura que le nom. Elle sera non seulement inefficace 7 auprès des pirates qui migreront vers des réseaux cryptés, mais elle sera même contre-productive en renforçant les situations d’oligopoles qui ne peuvent qu’appauvrir la création 8.

Pour finir, cette loi n’est pas qu’une perte de temps parce qu’elle risque d’être déclarée illégale au niveau européen 9. Elle l’est avant tout car en faisant de fausses promesses à l’industrie culturelle, cette dernière se focalise sur les dangers d’internet pour son modèle économique actuel au lieu de saisir les nouvelles opportunités et faire sa mue avant qu’il ne soit trop tard pour elle 10.

En tant que député de ma circonscription, j’espère que vous comprendrez le danger qui pèse sur Internet à ce jour.

Cordialement, Monsieur Lebacq.

1http://www.laquadrature.net/fr/APPEL-HADOPI-blackout-du-net-francais 2http://www.numerama.com/magazine/11879-Kosciusko-Morizet-teste-le-filtrage- du-net-en-avant-premiere.html 3http://www.april.org/fr/riposte-graduee-le-rapporteur-soppose-a- linteroperabilite-lapril-appelle-a-la-mobilisation 4http://www.pcinpact.com/actu/news/49218-hadopi-interoperabilite-logiciel- libre-payant.htm 5http://www.pcinpact.com/actu/news/49187-hot-spots-wifi-hadopi- antipiratage.htm 6http://www.ecrans.fr/La-riposte-graduee-ne-passe-pas-en,6286.html 7http://standblog.org/blog/post/2009/02/21/Filtrage-Internet-volumetrie http://standblog.org/blog/post/2009/02/22/Filtrage-Internet-technique 8http://www.framablog.org/index.php/post/2009/02/25/loi-hadopi-creation- internet-scenario-isoc-france 9http://www.ecrans.fr/Riposte-graduee-L-obstacle,6425.html 10http://www.framablog.org/index.php/post/2009/02/19/loi-creation-internet- acces-libre

dimanche, février 15 2009

Internet ne remplacera pas le planning familial

Peu probable que cela soit un hasard : alors que le gouvernement s'apprête à signer dans la pratique l'arrêt de mort des planning familiaux, l'INPES, qui est sous la tutelle du ministère de la santé, lance une campagne publicitaire pour son site onsexprime.fr en direction des adolescents. S'il devait s'avérer effectivement que dans quelques esprits embrumés l'un de vait valoir l'autre, ce serait une grossière erreur :

- c'est un peu vite oublier que les plus mal informés sont souvent ceux qui n'ont pas accès à internet ;
- d'après mon expérience, les rares parents utilisant les contrôles parentaux mettent de tels sites dans la même catégorie que les sites pornos ;
- un site web ne fournit pas de capotes ou de pilules du lendemain ;
- rien ne remplace un contact humain, encore plus pour parler d'une chose aussi intime, et même chez les digital natives.

Après, il ne faudra pas s'étonner de revoir fleurir les filles-mères.

lundi, février 9 2009

Good Girls vs. Bad Girls

C'est une collège d'anglais qui a retrouvé ces quelques phrases manuscrites dans ses archives. Tout n'est pas forcément à prendre au premier degré, mais c'est bourré de jeux de mots bien sympas pour ceux qui ont le niveau dans la langue de Sheakspeare.

Are you sure that you're a good girl? Check it out!

Good girls say "Good morning, sir"
Bad girls say "Sir, it's morning"

Good girls say "Oh, it feels so good" when they feel good.
Bad girls say "Oh, you feel so good" when they feel good.

Good girls say "May I please?"
Bad girls say "May I please you?"

Good girls say "I love you"
Bad girls say "I love it"

Good girls loosen a few buttons when it's hot.
Bad girls make it hot by loosening a few buttons.

Good girls only own one credit card and rarely use it.
Bad girls only own one bra and rarely use it.

Good girls wax their floors.
Bad girls wax their bikini lines.

Good girls blush during love scenes in a movie.
Bad girls know they could do it better.

Good girls think they're not fully dressed without a strand of pearls.
Bad girls think they're fully dressed with just a strand of pearls.

Good girls wear high heels to work.
Bad girls wear high heels to bed.

Good girls say, "Don't… Stop…"
Bad girls say, "Don't Stop…"

dimanche, décembre 21 2008

Éco-B.A.#20 Compenser ses émissions de CO2

Après avoir tenu un temps le rythme hebdomadaire que je m'étais imposé, j'ai préféré m'engager autrement, mais je profite des vacances pour vous proposer une nouvelle éco-B.A.

Depuis que je m'efforce à appliquer les éco-B.A. une séquence de Groland me revient sans cesse à l'esprit. En résumé, on suit la vie deux individus sur l'écran coupé en deux, l'un smicard sans le moindre conscience des enjeux environnementaux de ses actes, et l'autre bobo achetant bio et allant au boulot en vélo. Dans chaque moitié d'écran, un compteur augmente au fur et à mesure des émissions de CO2. Évidemment, le smicard émet bien plus que le bobo… sauf qu'à la fin, le bobo s'envole en avion pour des vacances «&nbsp;bien méritées après autant d'efforts&nbsp;» et son compteur explose alors :(

Il vaut toujours mieux prévenir que guérir, et l'idéal resterait tout de même de limiter ses émissions de CO2, mais à défaut le minimum est de réparer en compensant ses émissions. D'autant qu'à titre personnel, le fait de vivre à la campagne ne me permet pas de profiter des transports en commun.

Il existe plusieurs services qui se proposent d'évaluer nos émissions et de financer des actions pour éviter par ailleurs ou recapturer durablement une quantité équivalente de CO2. Personnellement, je me suis tourné vers Action Carbone, mais je vous invite à les tester/comparer. J'ai pu prendre en compte précisément mes vols en avion, et j'ai eu la satisfaction de ne pas avoir à prendre en compte ma consommation d'électricité domestique qui est déjà verte.

Et comme toujours, 66% des dons sont déductibles des impôts, dans la limite de 20% du revenu imposable global net. Ceci n'intéressera que le bobo de notre histoire, mais j'ai peur que le smicard n'ait de toute façon pas de vols en avion sur la conscience.

À bientôt peut-être pour une nouvelle Éco-B.A. En attendant, vous pouvez retrouver l'ensemble des Éco-B.A..

vendredi, août 22 2008

Mozilla travaille à améliorer Internet Explorer !

Pour comprendre comment on a pu en arriver là, il faut bien comprendre qu'un site web peut être vu par une grande variété de navigateurs. Un développeur web se limitera donc aux fonctionnalités communes à tous. Demandez-leur, tous veulent la mort d'Internet Explorer 6 ;)

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mercredi, août 20 2008

Chandler, le logiciel qui fait bing

Vous connaissez déjà Chandler, mais connaissez-vous Chandler ?

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mardi, août 19 2008

Une montre de ceinture à affichage digital

Comment faire quand on ne veut pas :

  • une montre-bracelet (je ne supporte pas d'avoir mon poignet pris ainsi tout le long de la journée)
  • ni même une montre-gousset (trop gindé et je ne me vois pas soulever et refermer le clapet à chaque lecture de l'heure)
  • un affichage par aiguilles (une question de goût)

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