Un amer dans le cybermonde

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mardi, mars 27 2007

Contourner les filtres anti-BitTorrent de votre FAI (la prohibition des échanges d'informations 2/3)

Cet article est le deuxième d'une trilogie dont la première partie explique les avantages et la nécessité d'utiliser BitTorrent, la dernière suivra d'ici quelques temps.

Pour réussir à télécharger via BitTorrent malgré le filtrage éventuel de votre FAI (par exemple Free en zone non dégroupée), je propose ici une solution parmi d'autres.

Pour respecter mes exigences éthiques, j'ai sélectionné un logiciel libre : Azureus. Bien que distribué sous licence GPL, il n'est considéré comme véritablement libre que depuis peu, car ce n'est plus un problème aujourd'hui qu'il soit écrit en JAVA.

Je ne vais pas détailler ici comment l'installer, tout dépend de votre système d'exploitation (et ça ne m'intéresse pas pour là où je veux en venir). Je vais détailler les options à choisir pour qu'Azureus réussisse à contourner le filtrage de certains FAI :

  • dans le répertoire «Connexion», décocher «Réseau IP public (pas anonyme)» ;
  • dans le sous-répertoire «Cryptage», cocher «Exiger un flux crypté», puis «Use the 'cryptoport' tracker to prevent plain incoming connection attempts. [...]», et laisser décochés les options de repli.

Le deuxième point assure que tous les échanges de données se feront de manière chiffrée, afin que, par exemple, les routeurs cisco de Free ne réalise par que vous êtes en train d'utiliser BitTorrent. Le premier point est plus surprenant, mais il est à constater que le débit tombe à zéro au bout de quelques minutes si on ne cache pas son adresse IP réelle auprès des autres clients, à croire que certains font les mouchards auprès de Free !

En résumé pour ces deux premiers articles, BitTorrent est plus efficace d'une part, bien plus pratique voire indispensable pour télécharger certains contenus (comme sur jamendo qui ne reconnaît que BitTorrent et Emule), et même si notre FAI veut nous en empêcher, on peut réussir à l'utiliser. Mais les moyens mis en place pour contourner ce filtrage méritent qu'on s'interroge quant à leurs conséquences et leurs implications, ce que je ferais dans le dernier article.

mardi, mars 20 2007

BitTorrent vs. FTP (la prohibition des échanges d'informations 1/3)

Cet article est le premier d'une trilogie, les deux autres suivront d'ici quelques temps.

À l'origine était le FTP. Le principe est simple : un serveur a le contenu, les clients le lui demandent. Mais plus il y a de monde pour télécharger sur un serveur, et moins le serveur peut s'occuper de chacun. Résultat : soit le serveur limite le nombre de personnes pouvant être connectées, soit les débits de téléchargement deviennent ridicules.

Puis est arrivé BitTorrent. Pour expliquer le principe, prenons une analogie. Imaginons que j'ai un livre dont je peux photocopier à loisir les pages. Deux personnes veulent une photocopie du livre, plutôt que de photocopier deux fois le livre, une fois pour chacun, je ne le photocopie qu'une fois et je donne la moitié à chacun : s'ils veulent la moitié qu'ils leur manquent, il faut qu'ils photocopient leur propre moitié et qu'ils fassent un échange. Voilà le principe de BitTorrent en remplaçant livre par fichier(s), et pages par morceaux de fichier. S'il y a peu de monde qui télécharge, le tracker (celui qui possède le livre initialement) peut s'occuper de tout le monde, s'il y a beaucoup de monde, ceux-ci s'échangent des morceaux pour ne pas avoir à le demander au tracker et ne pas le surcharger. Résultat : quelquesoit le nombre de demandeurs, le téléchargement peut avancer à vive allure.

Les inconvénients du FTP peuvent être dépassés si le téléchargement est financé (publicité ou payant), ainsi plus il y aura de monde, et plus il y aura d'argent pour acheter des serveurs plus puissants et une bande passante plus grande. Mais si la mise à disposition se fait gratuitement ? Les exemples (légaux) sont légions : la podiffusion (voir ce précédent billet), les distributions linux comme kubuntu, etc...

Si un contenu distribué via FTP sans financement est populaire, il n'y a que deux issues possibles :

  • soit cela coûtera très cher au diffuseur pour pouvoir satisfaire la demande ;
  • soit réussir à télécharger le contenu sera difficile (voire impossible) et très long.

La première option est inacceptable pour un podcast amateur par exemple, d'où l'idée de se tourner vers BitTorrent pour satisfaire le diffuseur et les demandeurs. Pour rester accessible à tous, un accès FTP reste en général ouvert en parallèle, mais ce n'est pas toujours le cas (par exemple jamendo), et le téléchargement se fait bien moins vite que par BitTorrent (cela peut être volontaire pour nous obliger à passer par BitTorrent si on ne le faisait pas que par paresse, soit il y a trop de monde qui ne passe pas encore par BitTorrent).

Or, justement, je suis chez Free en zone dégroupée, là où l'usage du P2P est, suivant les moments, au mieux bridé et au pire bloqué (voir mes précédents déboires ici et ). Et actuellement BitTorrent est à nouveau complètement bloqué. J'ai donc du passer par FTP pour télécharger la dernière béta de kubuntu, et cela m'aura pris 2 jours pleins pour 600 Mo ! Il est possible de contourner les filtres de Free, mais ceci sera le sujet du deuxième article.

vendredi, mars 16 2007

Revue de presse des six derniers jours

Voilà ce qui a retenu mon attention ces derniers jours :

dimanche, mars 11 2007

Le serveur jabber du service gtalk accepte les messages off-line !

Suite à une erreur de manipulation, j'ai découvert que le serveur jabber de google accepte enfin la réception des messages même quand le destinataire est off-line. En fait, j'avais complètement raté la niouze, puisque cela est le cas depuis novembre 2006 :( En l'absence de cette fonctionnalité, j'avais très sérieusement posé la question de savoir si on pouvait considérer que le serveur gtalk était un ''vrai'' serveur jabber. J'aurais pu pleinement lever cette critique, mais il faut encore que le contact active l'historique de chat dans gmail pour que la réception des messages off-line fonctionne, ce qui risque de ne pas être le cas partout.

samedi, février 17 2007

debtags pour tous, un concurrent pour freshmeat ?

J'avais précédemment parlé de debtags, dont les bénéfices sont maintenant exploitables de manière graphique via Adept.

Pour ceux qui ne comprennent rien à ce que je raconte, un exemple concret : vous utilisez Debian ou Kubuntu, deux distributions Linux d'excellente facture, et vous reçevez des amis avec leur jeune enfant. Vous cherchez de quoi l'occuper sur l'ordinateur, vous lancez donc Adept, qui vous affiche toutes les applications (appelées paquets) disponibles et installables d'un simple clic.

Mais difficile de trouver votre bonheur parmi 30 000 paquets, vous commencez donc par demander à ne voir que les jeux. Mais vos amis ne veulent pas de ces jeux abrutissants, vous précisez donc ensuite qu'il faut de plus qu'ils soit éducatifs. Puis, pour ne pas effrayer le petit, vous demandez l'exclusion de ceux fonctionnant en ligne de commande. Enfin, parmi les applications affichées, vous pouvez rapidement sélectionner et installer, à l'aide de la description associée à chacun, un paquet adapté.

Cet exemple n'est pas théorique, je viens de le faire à l'instant (voir la capture d'écran en annexe de ce billet). Je peux de même demander à ne voir s'afficher que les jeux en 3D, ou encore les applications de navigation sachant exploiter les flux RSS (autrement dit un agrégateur), etc…

L'usage en est tellement simple et efficace que debtags devient brusquement un concurrent redoutable au site freshmeat pour rechercher et découvrir de nouvelles applications correspondant à de nouveaux besoins. Mais debtags ne propose que les applications intégrées à Debian/Ubuntu, et si sa facilité de mise en œuvre amène les utilisateurs à le préférer, alors les applications non disponibles sous Debian vont perdre en visibilité, d'où peut-être une plus grande motivation à l'avenir pour les développeurs afin de porter leur application sous Debian.

vendredi, février 16 2007

Laïcité : questions à M. Sarkozy

Je retranscris ici la lettre ouverte d'Henri Pena-Ruiz, philosophe ayant écrit le fameux Dieu et Marianne : philosophie de la laïcité (livre dont j'estime grandement le contenu), et qui interpelle ici Nicolas Sarkozy sur les menaces que celui-ci fait peser sur la loi de 1905 de séparation des Églises et de l'État. L'article original est sous copyleft sous réserve de mention de la source et du lien, il a également été publié dans le journal Le Monde le 15 février 2007.

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mercredi, janvier 24 2007

l'écologie va-t-elle réussir à s'inviter aux élections présidentielles ?

Alors que Nicolas Hulot renonce à se présenter aux élections présidentielles françaises de 2007, force est de constater que l'écologie n'est même pas un thème mineur de la campagne électorale (en même temps, il faudrait déjà qu'il y ait une vraie campagne avec des vrais programmes dont on puisse débattre…).

À l'opposé, le pacte écologique proposé par ce dernier a déjà recueilli plus de 530 000 signatures (dont la mienne), et puisque ça ne suffit pas d'autres actions cherchent à se mettre en place, comme cette spectaculaire proposition de tous éteindre nos lumières les 5 minutes juste avant 20h le jeudi 1er février (personnellement, c'est plutôt le compteur que je vais couper).

Car il en faudra beaucoup pour faire parler d'écologie à des gens qui pour la plupart continuent à fonder toute leur politique sur une croissance sans fin dans un monde aux ressources limitées.

dimanche, janvier 21 2007

Pour sensibiliser les gens au libre, achetons de leur temps !

Dans la continuité de mon adhésion à l'APRIL, j'ai donc décidé de faire un effort actif de sensibilisation au libre. Mais les raisons qui m'avaient rapidement éloigné de cette voie sont toujours aussi vrai : la plupart des gens ne sont a priori pas du tout enclin à m'écouter.

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vendredi, janvier 19 2007

Adhérer à l'APRIL, c'est déjà aider le libre

J'ai longtemps vécu le libre comme un choix personnel, sans jamais vraiment chercher à y intéresser les autres (ou plutôt j'ai vite renoncé devant le désintérêt ambiant), mais les menaces de plus en plus pressantes et la coercition (un exemple) croissante contre les logiciels libres m'amène à penser que mon attitude doit changer : égoïstement défendre le libre, et tout aussi égoïstement le promouvoir car c'est certainement la meilleure des défenses sur le long terme, et c'est pourquoi j'ai décidé de rejoindre l'APRIL au début de ce mois, et je vais m'en expliquer.

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jeudi, janvier 4 2007

Classification à facettes et RDF

Dans le hors-série numéro 28 de GNU/Linux Magazine France, dédié à la distribution Debian, on peut lire un article dédié à l'utilitaire debtags.

Partant du fait qu'à moins de déjà connaître le paquet, il est difficile de trouver un logiciel correspondant à nos besoins parmi presque 30 000, Enrico Zini, un développeur Debian, a fait ce constat essentiel : les problèmes de classification de logiciels sont identiques aux problèmes de classification des livres. Celui-ci s'est donc tourné vers une classification à facettes, dont la première fut conçue par Shiyali Ramamrita Ranganathan, en remplaçant les mots, livres par le mot logiciels, et bibliothèque par Debian.

Pour résumer, on classe les logiciels selon les différents aspects (les facettes) sous lesquels on peut les regarder, ainsi, il existe une facette interface, qui se décompose en plusieurs catégorie, dont text-mode et x11 par exemple.

Ce qui m'a frappé en lisant cet article, c'est que les problèmes de classification de logiciels sont identiques au problèmes de web sémantique, et qu'on peut remplaçer les mots, facettes par le mot prédicat, étiquettes par objet, lexique par onthologie, et classification à facettes par RDF ;)

dimanche, décembre 31 2006

Déclaration d'Indépendance du Cybermonde

Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre.

Nous n'avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d'en avoir un, aussi je m'adresse à vous avec la seule autorité que donne la liberté elle-même lorsqu'elle s'exprime. Je déclare que l'espace social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n'avez pas le droit moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d'aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre.

Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des gouvernés. Vous ne nous l'avez pas demandé et nous ne vous l'avons pas donné. Vous n'avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n'est pas borné par vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme s'il s'agissait d'un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C'est un acte de la nature et il se développe grâce à nos actions collectives.

Vous n'avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de croître, et vous n'avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles.

Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu'il est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n'ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social. L'autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non du vôtre. Notre monde est différent.

Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s'élève dans le réseau de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n'est pas là où vivent les corps.

Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance.

Nous créons un monde où chacun, où qu'il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu'elles puissent être, sans craindre d'être réduit au silence ou à une norme.

Vos notions juridiques de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement et de contexte ne s'appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n'y a pas de matière.

Nos identités n'ont pas de corps; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l'ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l'autorité naîtra parmi nous de l'éthique, de l'intérêt individuel éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent s'accordent à reconnaître de façon générale est la Règle d'Or. Nous espérons que nous serons capables d'élaborer nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.

Aux États-Unis, vous avez aujourd'hui créé une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent désormais renaître en nous.

Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu'ils sont les habitants d'un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les expressions de l'humanité, des plus vils aux plus angéliques, font partie d'un ensemble homogène, la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer l'air qui suffoque de l'air dans lequel battent les ailes.

En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous vous efforcez de repousser le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace. Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais ils n'auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert de médias informatiques.

Vos industries de l'information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu'un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour s'accomplir.

Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu'ont connue autrefois les amis de la liberté et de l'autodétermination, qui ont eu à rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées.

Nous allons créer une civilisation de l'esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos gouvernements ont créé.

Davos (Suisse), le 8 février 1996, John Perry Barlow, co-fondateur de l'Electronic Frontier Fondation

Juin 1996, Olivier Lefèvre, pour l'adaptation française

31 décembre 2006, ici-même (le lien que vous pourriez être amené à imaginer entre ce billet et le précédent n'est pas fortuit)

La présente expression a vécu et est parvenue à son point actuel de développement dans le temps et l'espace précisés ci-dessus.

Regarder un DVD sous Linux est devenu illégal

Je vous invite à aller lire ce court communiqué dans lequel vous pourrez lire «ainsi donc lire un DVD, légalement acheté par exemple, sur un système d'exploitation libre devient un acte passible d'une amende».

Voilà où nous en sommes… mais bon puisqu'on me place dans l'illégalité, autant que j'y aille jusqu'au bout et qu'à partir de maintenant je n'achète plus mes DVDs, ça ne pourra pas être pire, puisque je suis devenu un pirate à leurs yeux :( Encore un bel exemple où le législateur consent à réguler le marché... pour s'attaquer à toute concurrence contre le logiciel privateur, ben voyons…

mardi, décembre 26 2006

Le gauche d'auteur : le sous-ensemble du droit d'auteur compatible avec la vie privée et la liberté d'expression

Par piratage, nous entendons un usage ou une copie illicite d'une œuvre de l'esprit, or lutter efficacement contre tous les piratages, c'est s'attaquer avec réussite à la protection de la vie privée et à la liberté d'expression. Notre système de propriété intellectuelle fait qu'à la réception d'une œuvre, nous recevons simultanément une licence d'utilsation, qui nous précise nos droits d'utilisation. Nous allons donc chercher à déterminer les conditions nécessaires à respecter dans l'écriture d'une licence d'utilisation pour que le respect de son application ne nécessite pas une surveillance et un contrôle de ce que les gens font sur leur ordinateur.

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mercredi, décembre 20 2006

Mes critères de choix pour un agrégateur

Après avoir longuement bataillé, ça y est, j'ai trouvé un nouvel agrégateur qui correspond un peu mieux à mes attentes. Mais quels sont les critères qui ont orienté mon choix, et finalement, quel est ce choix ?

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vendredi, décembre 15 2006

Wikipédia, une inspiration pour un thésaurus personnel

Comme tous les trois à six mois, je me suis mis dans l'idée de faire le ménage dans mon agrégateur, ce qui consiste à enlever les flux qui finalement ne me servent pas, à chercher activement des remplaçants ou des compléments… Et comme tous les trois à six mois, je me mets aussi dans l'idée de recréer une structure de répertoires moins nulle que la précédente pour m'y retrouver dans ma pléthore de fils de syndication (91 après régime, les podcasts étant eux actuellement gérés dans un autre logiciel).

Le fait même de devoir ranger dans des répertoires, alors que bien souvent un site ou un fil de syndication peut entrer dans plusieurs catégories nous montre qu'il y aura beaucoup de progrès à attendre de ce côté, mais en attendant, il faut faire avec. Et aujourd'hui, j'ai eu l'illumination : Wikipédia. Ils ont été nombreux à se casser les dents pour ranger et classer l'ensemble des connaissances de cette encyclopédie, il serait dommage de ne pas profiter de cette expertise :) Et effectivement, la page d'accueil présente plusieurs catégories principales, avec plusieurs sous-catégories pour chacune d'elles, et si on clique sur une de ces dernières, on se retrouve devant un portail, lui-même décomposé en catégorie…

Et pour la première fois, j'ai réussi à classer l'ensemble de mes fils de façon satisfaisante, une première, et je me suis dit que cette idée, toute bête finalement, d'utiliser Wikipédia comme inspiration pour se constituer un mini-thésaurus personnel, méritait d'être partagée avec vous ;)

mardi, décembre 5 2006

Pourquoi il faut reconnaître et instrumentaliser certaines formes de piratage

So we're at a crossroads here. Either we, as a society, decide that copyright is the greater value to society, and take active steps to give up private communications as a concept. Either that, or we decide that the ability to communicate in private, without constant monitoring by authorities, has the greater value - in which case copyright will have to give way. -- Rickard Falkvinge, dans une interview accordée au wikinews anglophone.

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jeudi, novembre 30 2006

Le Java de Sun sous licence GPL : l'exemple des logiciels libres de géométrie dynamique

Je vous présente ici un exemple parmi tant d'autres de ce que va impliquer la mise à disposition du Java de Sun sous licence GPL.

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mercredi, novembre 29 2006

Accord Microsoft/Novell : le point de vue de l'APRIL

Si vous n'avez pas suivi l'histoire et/ou n'avez pas eu le temps d'y réfléchir, je vous invite à lire ce communiqué de l'APRIL : Réflexions autour de l'accord Microsoft/Novell. Ce document constitue une excellente synthèse qui nous rappelle de quoi il s'agit, et en quoi c'est une très mauvaise nouvelle.

jeudi, novembre 16 2006

L'informatique déloyale

You cannot guarantee freedom of speech and enforce copyright law -- Ian Clarke

Alors que j'allais écrire une de mes petites réflexions, j'ai réalisé qu'une fois de plus, j'allais devoir passer par cet argument, qui est tout aussi fondamental que peu reconnu : un ordinateur capable d'empêcher les infractions aux droits d'auteur est un ordinateur hors de (notre) contrôle et dans lequel on ne peut avoir confiance.

Il est donc temps que je m'y attarde une bonne fois pour toutes.

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vendredi, novembre 10 2006

Blocs notes BasKet : une prise de notes assistée par ordinateur

Petite devinette : pour quel usage le papier et le crayon restent imbattables même chez la plupart des geek ?

Réponse : la prise de note.

Mais depuis que j'ai découvert BasKet Note Pads, j'ai de nouveau espoir en la matière.

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