Un amer dans le cybermonde

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mercredi, février 13 2008

Éco-B.A.#7 Cuire par absorption ses céréales et même les pâtes

En matière de cuisson de céréales, comme le blé, le quinoa, le riz... il y a deux grands écoles :

  • la cuisson par excès d'eau, où le riz continue à nager dans l'eau à la fin de la cuisson et qu'il faut donc égoutter
  • la cuisson par absorption, où on met juste ce qu'il faut d'eau pour qu'elle ait tout juste fini de s'évaporer en fin de cuisson (l'emballage indique en général la proportion entre l'eau et les céréales, mais si vous ne l'avez jamais fait, méfiez-vous les deux ou trois premières fois à ce que ça n'accroche pas au fond de la casserole).

Cette deuxième possibilité offre des avantages tant au point de vue de la santé que de l'écologie :

  • on économise de l'eau, par exemple pour un volume de riz on doit en généal ne mettre que deux volume d'eau au lieu de remplir la casserole;
  • la cuisson par excès d'eau est un gachis de magnésium, de sels minéraux et de vitamines qui s'en vont avec l'eau dans l'égouttoir, voire même un double gachis si on doit compenser par des médicaments type magné B6
  • on consomme moins d'énergie au total car on chauffe moins longtemps (le temps de cuisson est plus long, mais comme on met le riz ou le blé directement sans attendre que l'eau bout, au final on a chauffé moins longtemps);
  • moins d'énergie est nécessaire à chaque instant pour la cuisson (très pratique en camping)

Cette technique est également possible, mais plus délicate, pour cuire les pâtes (il est même possible d'adapter la cuisson pilaf pour les cuisiniers amateurs), sous certaines conditions particulières :

  • utiliser une poêle, pour minimiser l'hauteur de pâtes;
  • ne pas prendre des pâtes creuses, pour ne pas avoir à mettre une hauteur d'eau trop importante;
  • couvrir la poêle, pour tenir les pâtes dans un bain de vapeur (et qui présente un autre intérêt).

J'ai ainsi pu cuire des pâtes pour quatre personnes, mais pour une première je vous conseille fortement de commencer pour une ou deux personne(s).

À la semaine prochaîne pour une nouvelle Éco-B.A. En attendant, vous pouvez retrouver l'ensemble des Éco-B.A..

mercredi, février 6 2008

Éco-B.A.#6 Couvrir ses casseroles, sauteuses et poêles

La perte de chaleur est bien moindre lors d'une cuisson si on couvre le contenant (casseroles, sauteuses, poêles...), même pour cuire un morceau de steak. Ce geste a d'ailleurs d'autres avantages : - cela évite d'avoir à pousser des plaques électriques à leur maximum pour péniblement réussir à faire bouillir de l'eau; - en camping un couvercle peut s'avérer indispensable pour la faire bouillir (faible puissance du réchaud ou vent); - le couvercle protège des éclaboussures

(Noter sur la photo le cercle de petites ouvertures autour de la poignée pour laisser échapper la vapeur d'eau mais aussi en cas de débordement)

À la semaine prochaîne pour une nouvelle Éco-B.A. En attendant, vous pouvez retrouver l'ensemble des Éco-B.A..

mercredi, janvier 30 2008

Éco-B.A.#5 S'éclairer avec des lampes à LED

Un billet invité de Siltaar publié quatre ans et demi après le présent billet vous donnera des informations plus à jour et plus complètes.

Commençons par un point sur les caractéristiques des lampes à LED de nouvelle génération :

  1. les problèmes de froideur de la lumière émise relèvent du passé, elles émettent maintenant aussi bien de beaux blancs «lumière du jour» que des blancs chaud.
  2. ces lampes basse consommation consomme moins que les lampes fluo-compactes
  3. elles durent bien plus longtemps que les lampes fluo-compactes
  4. elles sont peu sensibles aux vibrations (au contraire des lampes à incandescence, et c'est pire pour les fluo-compactes)
  5. elles éclairent à leur maximum dès leur mise sous tension, ce qui n'est pas le cas des fluo-compactes
  6. l'allumer et les éteindre sans cesse ne diminue pas leur durée de fonctionnement (au contraire des lampes à incandescence, et c'est pire pour les fluo-compactes)
  7. en tant que particulier on peut maintenant obtenir des lampes à LED avec un rendu lumineux de 70 Watt
  8. elles sont bien plus facile à recycler que les lampes fluo-compactes car à la différence de celles-ci elles ne contiennent pas de mercure

Pour vérifier mes dires et/ou chercher à en savoir un peu plus, je vous renvoie sur quelques liens :
http://www.led-fr.net/
http://www.domsweb.org/ecolo/led-del.php
http://www.ampoule-leds.fr/questions.php (sur le site vous pourrez découvrir toute une panoplie des derniers produits, ils ont été très professionnels avec moi)

Si on a vraiment besoin d'un rendu lumineux très important, il faut pour l'instant continuer à se tourner vers les fluo-compactes, mais pour des toilettes, une lumière d'appoint d'évier, des éclairages d'escaliers ou un éclairage de salle de bain, c'est plus que suffisant.

Il est vrai que le prix est plus élevé à l'achat, mais prenons par exemple une lampe à LED dans des toilettes ayant une durée de vie de 50 000 heures : si elle fonctionne une heure par jour, elle fonctionnera pendant 137 ans, soit une bonne vie et demi.

Les lampes à LED ont donc presque tout pour elles, je dis presque car il existe tout de même un problème : les lampes à LED émettent une lueur même éteintes. Elles nécessitent tellement peu d'énergie pour fonctionner que même quand elles ne sont branchées que sur le neutre elles arrivent à en tirer quelquechose ! Ce détail qui n'en est pas un vous amène certainement à vous poser plusieurs questions : après avoir lu la question 11 de http://www.ampoule-leds.fr/questions.php, vous devriez être rassuré.
Concrètement, ce n'est gênant que pour les chambres à coucher (qu'une veilleuse gratuite et qui ne réduit pas la durée de vie de votre lampe se trouve dans votre salon ou votre salle de bain n'empêche pas de dormir dans tous les sens du terme ;)), d'autant qu'avec des lampes branchées sur prises électriques, le problème ne se pose pas ou peut être réglé facilement en remplaçant l'interrupteur par un équivalent bipolaire.
Et donc, il n'y a véritablement problème que pour les lampes au plafond dans les chambres à coucher. Il est possible là aussi de le régler, mais la solution est moins simple, je vous tiendrez au courant si je m'y attaque.

Pour finir, je voudrais dire quelques mots sur un argument entendu que je me dois de démonter : toute l'énergie des lampes à incandescence qui part en chaleur n'est pas perdue puisqu'elle chauffe la pièce... c'est vrai, mais que dire si on est en été ? Et surtout, il existe des moyens bien plus efficaces pour se chauffer que de transformer de l'énergie électrique en chaleur, cela est donc quand même bien un beau gâchis énergétique !

À la semaine prochaîne pour une nouvelle Éco-B.A. En attendant, vous pouvez retrouver l'ensemble des Éco-B.A..

mercredi, janvier 23 2008

Éco-B.A.#4 Préférer les escaliers à l'ascenseur et aux escalators

À moins d'être physiquement diminué ou de transporter un très lourd colis, il est possible de se passer de l'ascenseur (d'autant que vous n'avez plus aucune raison de vous retrouver à transporter des packs de bouteilles d'eau). Ce faisant, on économise de l'énergie, on diminue les dépenses d'entretien de l'ascenseur. Une demi-Éco-B.A. qui ne fatigue pas vraiment serait de ne pas prendre l'ascenseur pour descendre, mais c'est monter à pied aussi qui ajoutera un bénéfice pour votre santé (si après trois au quatre étages vous êtes déjà essoufflé, c'est que vous en avez vraiment besoin). C'est d'ailleurs ce dernier argument qui passe le mieux si vous vous retrouvez à prendre les escaliers pendant que d'autres prennent l'ascenseur ;) En plus, avec l'habitude, on se surprend à aller plus vite que l'ascenseur en descente, et en montée sur quelques étages.

Dans le même ordre d'idée, les escalators finissent par se mettre en veille si personne ne les utilisent, alors autant ne pas les utiliser.

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mardi, janvier 22 2008

Les verts défendent l'échange de fichiers au parlement européen

C'est je pense une des grands forces des Verts français par rapport au PCF : avec leurs homologues européens ils forment un véritable parti des Verts européens et peuvent ainsi réellement défendre leur point de vue à ce plus haut niveau institutionnel (et finalement avec un certains succès dans la mesure où leur positionnement politique particulier fait qu'ils peuvent souvent compter sur le PSE et les libéraux). Et là, surprise, ils n'ont plus peur de s'attaquer au féodalisme numérique : Les verts défendent l'échange de fichiers au parlement européen

mardi, janvier 15 2008

Éco-B.A.#3 Le rasage

Dans le domaine du rasage, je distingue trois possibilités d'être plus écologique, mais suivant que vous utilisez actuellement de l'après-rasage ou non, que vous utilisez présentement un rasoir électrique ou non, ces choix peuvent être liés ou non, c'est pourquoi j'ai finalement opté pour trois ÉcoB.A. en une.

1. Utiliser un rasoir de sécurité

Pour se raser, on peut utiliser :

  • des rasoirs jetables : c'est évidemment très polluant, et au bout de quelques heures on réalise qu'on n'avait pas été rasé d'aussi près que ce que l'on avait cru.
  • un rasoir électrique : consommateur d'électricité et difficile à recycler, le résultat reste en dessous du rasoir de sécurité, et il est inutilisable pour un rasage partiel.
  • un rasoir de sécurité : seule la lame doit être changée, le rasoir lui-même pouvant durer toute une vie, et bien utilisé le résultat est très bon.

Rasoir_de_s_curit__ouvert.jpg Rasoir_de_s_curit__ferm_.jpg

  • un coupe-choux: il dure toute une vie, et bien utilisé le résultat est excellent.

Le coupe-choux est donc le must d'un point de vue purement écologique, mais il peut s'avérer très dangereux et nécessite un long temps d'apprentissage, d'autant que chaque usage nécessite d'avoir du temps devant soi. À l'inverse, le rasoir de sécurité, comme son nom l'indique, ne peut infliger que de petites coupures, et il ne faut que quelques utilisations pour l'employer correctement et profiter de ce nouveau savoir-faire tout le reste de sa vie.

Lames_Gillette.jpg Bizarrement, alors qu'ils proposent tous les recharges de lames gillette (qui ne sont d'ailleurs pas les meilleures), les supermarchés ne vendent pas toujours le rasoir de sécurité qui va avec. Dans la mesure où un tel rasoir fait toute une vie si on en prend soin, les grandes centrales ne doivent pas trouver ce produit suffisamment rentable, mais justement parce qu'il s'agit d'un achat unique on peut éventuellement passer par internet sans trop culpabiliser.

Une petite précision sur le rasage : chez moi les poils partent un peu dans tous les sens, alors je fais deux rasages successifs (comme on le verra au point suivant, ce n'est pas une catastrophe en terme de temps): la lame orienté 4h30-10h30, puis la lame orienté 1h30-7h30, et toujours de l'extérieur vers le milieu du visage.

2. Utiliser une brosse et un savon à barbe

Blaireau.jpg À moins d'utiliser un rasoir électrique, on a besoin de mousse à raser. Les bombes de mousse à raser ne sont pas recyclables et peuvent être avantageusement remplacés par une brosse à barbe (aussi appelé blaireau) et un savon à barbe.

Le savon à barbe peut être un simple savon d'Alep, qu'on peut trouver dans tous les magasins bio (par exemple une biocoop), sinon vous en trouverez au même endroit que les blaireaux. On retrouve depuis peu des brosses à barbe à prix raisonnable dans les supermarchés, mais pour un blaireau de qualité ayant une grande durée de vie, il faudra mettre une cinquantaine d'euros et faire un saut dans une coutellerie (mais au final on est financièrement gagnant).

Les poils de l'animal le blaireau sont noirs du côté de la racine, ils sont blancs et plus soyeux à l'extrémité. Suivant la partie du poil qui a été utilisé, la brosse à barbe sera noire ou blanche aux extrémités : il est vrai que le blaireau aux poils blancs apporte plus de confort, mais il est plus cher et le blaireau aux poils noirs ne sont pas rêches pour autant.

L'utilisation est simple : on passe le blaireau sous l'eau, on le fait mousser sur le savon, puis on étale le savon sur la peau en massant la peau pour bien couvrir et préparer le poil. Ce n'est pas un problème même pour les personnes qui ne se rasent que partiellement (qui porte le bouc ou les pattes par exemple) car elles continuent à bien voir la limite où elles doivent s'arrêter malgré le savon qui déborde sur les parties à ne pas raser : c'est un premier avantage sur la bombe de mousse, qui justement mousse de trop.

Le deuxième avantage sur la bombe à mousse est si on veut faire un deuxième passage, car il aurait fallu s'en remettre sur les doigts, ré-étaler, puis se rincer à nouveau les doigts, mettant plein de mousse dans le lavabo, qu'il aurait donc fallu vider pour ensuite y remettre à nouveau un peu d'eau bien chaude pour le deuxième passage du rasoir... alors que c'est bien plus rapide, plus simple, et plus agréable avec un blaireau.

Pour le nettoyage, il faut nettoyer à l'eau tiède en veillant à ne pas oublier la base des poils où il peut rester du savon sans qu'on le voit, et laisser pendre le blaireau tête en bas sur son support.

Une astuce : pour transporter le blaireau en voyage, on peut le placer dans le tube en carton d'un rouleau de papier toilette et le fixer par la base avec du scotch, ce qui est particulièrement économique par rapport au prix d'un blaireau de voyage...

3. Utiliser une pierre d'Alun

Les mousse à raser en bombe contiennent en général des agents après-rasage, c'est pourquoi pour se prémunir du feu du rasoir il devient plus important d'avoir un après-rasage si on utiliser une brosse et un savon à barbe. Et justement il y a un candidat écologiquement adapté : la pierre d'Alun, que vous trouverez également dans tous les magasins bio.

Pour l'utiliser, il faut l'humidifier à l'eau froide et le passer sur la peau. Il n'y aura aucun effet spectaculaire comme un effet de froid durant 30 secondes censé nous convaincre de l'efficacité du produit, mais il suffit de ne pas l'utiliser une fois pour se souvenir à quoi il sert. La pierre d'Alun a également un effet cicatrisant, qui évite de voir les micro-coupures se transformer en bouton pour les peaux les plus sensibles.

Une petite astuce pour finir : la pierre d'Alun est très fragile, si vous la faites tomber, elle se casse en mille morceaux. Si vous mettez les morceaux dans un peu d'eau, ils vont se dissoudre totalement, puis en plaçant le tout dans un spray vidé et nettoyé, vous pourrez continuer à utiliser la pierre d'Alun sous cette forme (si jamais un jour tu passes par ici, merci Martine pour cette astuce).

À la semaine prochaîne pour une nouvelle Éco-B.A. En attendant, vous pouvez retrouver l'ensemble des Éco-B.A..

Note : Ma première idée était de vous envoyer lire le guide du rasage, puis d'y adjoindre mes (nombreux) commentaires, mais au fur et à mesure j'ai réalisé que cette lecture en deux fois était véritablement catastrophique, alors je suis reparti de zéro et j'ai écris un billet complètement indépendant. Cependant, ce guide ne prenant pas le même point de vue que moi, il peut aussi constituer une lecture intéressante.

samedi, janvier 12 2008

KDE 4.0.0 : une preview bluffante, mais une preview quand même

Avec la sortie de KDE 4.0.0, j'ai retesté la bête dont les preview m'avait impressionné, le problème, c'est je ressens la même chose...

Je m'explique, KDE 4.0.0 fait tout un tas de choses bluffantes mais inutiles en l'état :

  • il est plus rapide et mange moins de mémoire, malgré tous les nouveaux effets visuels, mais certaines applications n'ont pas encore été portées (kontact, amarok, ...), ce qui oblige à lancer les versions de KDE 3 et donc des pans entiers de celui, ce qui fait qu'au final la mémoire est plus encombrée qu'avant
  • la possibilité de faire passer le bureau en avant-plan semi-transparent, mais cela ne sert pas à grand chose si on n'a aucun applet à mettre sur le dit bureau ;
  • une fonction exposé-like en mieux (par bureau ou pour toutes les applications, avec un tri en direct dès qu'on tape le début du nom), mais encore faudrait-il que les raccourcis claviers pour l'activer fonctionnent ;
  • le bureau et le tableau ont été réécrits pour pouvoir accueillir les mêmes applets, mais pour l'instant ce nouveau tableau de bord est sans interface de configuration et ne permet pas en l'état de déplacer les applets les uns par rapports aux autres.
  • impossible de lancer des applications gnome devant se placer dans le tableau de bord (je ne peux plus lancer Liferea...)
  • etc...

Il est vrai qu'on nous avait prévenu, que KDE 4.0.0, ce n'était pas KDE 4 (cherchez l'erreur), soit, mais pourquoi l'avoir appelé KDE 4.0.0 ? C'est une preview technologique, bluffante, vraiment, mais une preview quand même... les applets devraient arriver assez vite (la plupart sont bien avancées), le problème des raccourcis claviers doit pouvoir être réglé facilement, le problème avec les applications gnome a déjà trouvé sa solution, rajouter un panneau de configuration est franchement trivial par rapport au reste, etc... le toute devraient donc être fort présentable à partir de la version 4.0.1 ou 4.0.2, mais cette numérotation risque de donner une fort mauvaise publicité (quand on vous annonce une nouvelle version majeure, vous attendez deux ou trois mises à jours mineures avant de tester, franchement ?)

Difficile de savoir quand Amarok 2 va arriver, et quant à Kontact, il faudra attendre la 4.1. En parallèle, l'intégration du bureau sémantique dans les applications devraient suivre son cours.

En guise de conclusion, je dirais que la communauté de développeurs KDE a abattu un travail monstrueux dont nous, utilisateurs, allons bientôt pouvoir commencer à en consommer les fruits, mais pour cela il faudra attendre encore un peu... (en attendant, je suis retourné sous KDE 3.5 qui est pleinement fonctionnel)

mardi, janvier 8 2008

Éco-B.A.#2 Combattre le spam papier

Non seulement la publicité non sollicitée (1) n'est pas gratuite, mais elle est doublement payante : on nous fait payer sa production (62 € par an (2)) et sa distribution via nos achats en magasin, et on nous fait payer son recyclage via les impôts locaux.

Et ceci n'est rien à côté des ressources consommées pour la production de ces 40 kg de pub par foyer et par an :

  • 20 à 40 kg de bois
  • 200 à 600 litres d'eau
  • 120 à 240 Kwh d'électricité
  • encre avec des métaux lourds
  • des adjuvants et colorants (2)

Il faut reconnaître à la publicité de nous informer de ce qui se vend et des promotions à saisir pour soulager notre porte-monnaie. Or, chaque enseigne possède maintenant son site où on retrouve les mêmes informations, sans compter les sites comparateurs de prix et/ou agrégateur des promotions des différentes enseignes. Quant au site pubéco, il permet d'afficher toutes les publicités en provenance des environs de votre habitation. Et puisque vous êtes sur ce blog, c'est que vous faites un usage intensif d'internet, vous ne consommerez donc pas plus d'énergie à aller sur ces sites.

Reste à dire et à faire respecter notre désir de ne plus avoir à subir ces spams. L'ADEME nous donne toutes les explications et nous permet d'imprimer l'étiquette officielle à apposer sur notre boîte aux lettres. Il est probable que cela ne suffise pas, il ne faut pas en vouloir au livreur qui est payé une misère et à qui on met la pression. Auquel cas, il suffit d'appeler la régie publicitaire (pour chacune des publications non sollicitées) pour demander à ne plus rien reçevoir, on vous demandera alors votre adresse, et dans une très grande majorité des cas vous serez tranquille pour de bon.

Là où ça se complique, c'est si on habite un immeuble avec une boîte commune pour y déposer ces publicités (ce qui est le cas pour une majorité de personnes). Bien sûr on peut ne pas les prendre, mais puisqu'elles ont été distribuées, la fois suivante il y en aura toujours autant de produites... Je ne suis pas concerné par le problème, mais je suggère une petite visite des voisins en vue d'apposer un mot du style «sur les x appartements de cet immeubles, seuls y acceptent la publicité». Si vous avez l'occasion de tester, j'aimerais savoir ce que ça donne.

À la semaine prochaîne pour une nouvelle Éco-B.A. En attendant, vous pouvez retrouver l'ensemble des Éco-B.A..

(1) Certains parlent de courrier non nominatif pour le spam papier mais cette définition est trop restrictive.

(2) http://www.univers-nature.com/stop-pub/ (on retrouve les mêmes informations sur le site de l'ADEME, mais elles changent tout le temps de place)

lundi, décembre 31 2007

Éco-B.A.#1 Boire l'eau du robinet

Une idée que je n'aurais pas eu tout seul, et qui m'a été inspiré par ekologeek.

Les avantages sont évidents :

  • on garde ses sous
  • on ne consomme ni le pétrole nécessaire à la production du plastique des bouteilles, ni l'énergie nécessaire au recyclage de ce même plastique, et on éviter la pollution liée à ces deux activités.
  • on n'est plus encombré par ces lourds pack pendant nos courses (et parfois cela permet d'aller faire ses courses à pied)

Quand on parle de boire l'eau du robinet, il est souvent rétorqué la qualité et le goût. En France, l'eau du robinet doit obligatoirement être potable selon les dernières législations européennes (1), mais pas l'eau minérale. En effet, une eau potable est une eau qui peut être bue durant toute une vie sans effet néfaste, comme une accumulation de métaux dans le corps par exemple. Or, en France, les eaux minérales sont considérées comme médicaments, et si leur richesse en sels minéraux peut être bénéfique sur le court terme, il n'en est pas de même sur le long terme (d'où les publicités qui nous demandaient de changer régulièrement d'eau minérale...). Avant de nous parvenir, cette eau traverse notre tuyauterie : si celle-ci est ancienne et métallique, il faut éviter de consommer la première eau qui sort du robinet au matin, celle-ci ayant stagné dans ces tuyaux. Ensuite, l'eau du robinet a un goût plutôt passe-partout, si ce n'est parfois le chlore. Afin d'y échapper, on peut laisser l'eau une heure à l'air libre avant de la consommer, ou la mettre au frigo si on la boit fraîche.

Enfin, le pourquoi m'échappe complètement, mais quand on reçoit des invités, servir l'eau dans une bouteille (dont on a enlevé l'étiquette, le but n'étant pas non plus de mentir sur la marchandise) passe bien mieux même si on ne cache absolument pas sa nature...

À la semaine prochaîne pour une troisième Éco-B.A. En attendant, vous pouvez retrouver l'ensemble des Éco-B.A.

(1)Il existe 42 paramètres de contrôle de l'eau potable :

- les paramètres organoleptiques : couleur, saveur, odeur, M.E.S.
- les paramètres physico-chimiques :
	- t° < 25°C,
	- pH < 9,5,
	- sulfates 	< 250 mg/l
	- magnésium	< 50 mg/l
	- sodium	< 150 mg/l
	- potassium	< 12 mg/l
	- chlorure	< 200 mg/l
	
	les substances indésirables :
	- aluminium	< 0,2 mg/l
	- nitrates	< 50 mg/l
	- nitrites	< 0,1 mg/l
	- hydrocarbures	< 10 μg/l
	- fer	< 200 μg/l
	- ???	< 50 μg/l
	- phosphore	< 5 mg/l
	- fluor	< 1500 μg/l
	- argent	< 10 μg/l
	- arsenic	< 50 μg/l
	- cadmium	< 5 μg/l
	- chrome	< 50 μg/l
	- mercure	< 1 μg/l
	- nickel	< 50 μg/l
	- plomb	< 10 μg/l
	- pesticides	< 0,1 μg/l
- les coliformes totaux doivent être absents
- les coliformes fécaux doivent être absents

lundi, décembre 24 2007

Éco-B.A.#0 Changer ou confirmer une habitude chaque semaine selon son impact écologique

Voilà le défi que je me suis donné à moi-même il y a quelques semaines. Choix arbitraire à l'origine, il s'est avéré idéal à plusieurs points de vue :

  • si choisir, analyser et chercher les alternatives peut prendre peu de temps (j'ai de nombreuses semaines d'avance de ce point de vue), une semaine n'est par contre pas de trop pour trouver les produits, tester et conclure.
  • Nos différentes habitudes reviennent de semaine en semaine, et s'étalent sur une semaine. C'est pourquoi tester sur une semaine permet de confronter le changement à toutes nos autres pratiques.
  • enfin, du nouveau chaque semaine, cela fait potentiellement 52 changements sur un an, et donc éventuellement une modification profonde des habitudes sur ce laps de temps.

À noter qu'il s'agit de changer ou de confirmer : une bonne habitude peut être changée demain sans la conscience de ses avantages écologiques. De plus, si l'habitude est déjà bonne, ce n'est que justice d'avoir une semaine sans avoir à en changer une :)

Concrètement, je n'ai pas du tout l'intention de refaire ce qui est déjà fait et bien fait chez ekologeek où chaque idée est présentée de manière concise et synthétique (même s'il va m'arriver de reprendre certaines idées qui y sont présentées puisque ce sont eux qui me l'ont donné ;))). À l'inverse, en me basant sur l'expérience que j'aurais eu, je vais me pencher sur les détails pratiques.

À la semaine prochaîne pour une deuxième Éco-B.A.

P.S. : je tiens à remercier mon ami Bruno, du site linfolibre, à qui j'envoie à titre privé mes Éco-B.A. depuis quatre semaines.

vendredi, novembre 9 2007

Les langues ethniques s'inspirent des langages de programmation

On était plutôt habitué à ce que les langages de programmation cherchent à se rapprocher des langues naturelles, mais c'est maintenant les langues ethniques qui s'inspirent des langages de programmation.

Une des premières choses à apprendre pour savoir programmer, c'est d'indenter son code afin de pouvoir le relire facilement. L'indentation consister à passer des lignes et à laisser des espaces plus ou moins grand en début de lignes pour faire apparaître visuellement la structure du programme. Certains langages, comme Python ont fait de l'indentation une composante du langage lui-même.

Et pourquoi pas indenter un texte en français pour faire apparaître les structures et les groupes grammaticaux ? Chez Live Ink, ils ont mit au point un indenteur automatique pour les textes en anglais. Je vous laisse aller découvrir la démo, personnellement je trouve l'idée très intéressante, et en toute subjectivité, j'ai trouvé la lecture des textes indentés bien plus agréable.

vendredi, novembre 2 2007

Saul Williams fait mieux que Radiohead

Après Radiohead, et en attendant Nine Inch Nails, c'est Saul Williams qui propose son nouvel album en libre téléchargement directement sur son site. Certains vous diront qu'il s'agit du Grand corps malade (que j'ai justement vu hier soir, tout simplement génial) états-unien, je comprends pourquoi ils disent ça, mais cela peut être très trompeur pour ceux qui ne connaissent que le slammeur français.

Ceux qui me connaissent savent que j'ai toujours dit que je ne suis prêt à payer que pour du format non destructif et sans DRM. En général, cela se réduit à acheter le support physique qu'est le CD et qui bien souvent m'encombre plus qu'autre chose, mais certains comme Magnatune proposent de télécharger au format Flac. Et là, justement, à la différence de Radiohead, l'album de Saul Williams est complet et disponible au format Flac contre 5 $. Il est également possible de le télécharger gratuitement au format mp3 (de qualité correcte) pour découvrir, accompagné du livret au format pdf (indispensable pour nous francophones dans la circonstance).

J'en profite pour donner un éclairage sur l'hémorragie d'artistes chez les majors : 'La poule' vend 100.000 disques chez Sony et se retrouve au RMI ! et Madonna s'engage pour 10 ans avec Live Nation.

samedi, octobre 27 2007

Comment j'ai échappée à la mort prématurée du disque dur de mon Dell Inspiron 6400n

Cette semaine, je suis tombé sur ce post particulièrement alarmant : Canonical aurait des actions de fabricants de disques durs!

Pour qu'un disque dur consomme moins d'énergie, on décharge ses têtes de lecture : on les déplace hors de la surface du disque, afin de ne plus avoir à alimenter le système de positionnement de ces têtes. L'usure mécanique est inévitable, et on considère généralement qu'après 600 000 chargements/déchargements, le disque dur ne doit plus être loin de passer l'arme à gauche. Il semblerait qu'avec certaines combinaisons matériels/systèmes d'exploitation (Windows, Linux... cf. les commentaires 1 et 4), la fréquence de chargements/déchargements est tellement rapide qu'elle réduit l'espérance de vie du disque dur ! J'ai donc voulu vérifier ce qu'il en était pour mes propres ordinateurs, et je donne ici la procédure pour kubuntu, mais le principe est le même pour toutes les distributions Linux.

1) Le diagnostic

Il faut s'assurer que le paquet smartmontools est installé, on peut passer par Adept, ou faire sudo aptitude install smartmontools en ligne de commande.

Ensuite il faut lancer la commande sudo smartctl -d ata -a /dev/sda si sda est le disque à tester (cela peut aussi être sdb, sdc, etc... ou hda, hdb, etc...).

Dans le résultat, la ligne qui nous intéresse est celle-ci :
193 Load_Cycle_Count 0x0032 195 195 000 Old_age Always - 16624
Cela fait à peu près 1 mois que j'ai mon portable, une simple règle de trois m'indique que si j'avais continué sur ce rythme, le disque dur serait mort en moins de 3 ans ! Pour mon fixe et mon ancien portable, les valeurs obtenues sont beaucoup plus conformes à ce qu'on peut attendre.

Si jamais cette ligne ne s'y trouve pas, il est plus que probable que SMART n'est pas activé sur votre disque dur, il faut alors lancer au préalable la commande smartctl -s on /dev/hdb (c'est ce que j'ai dû faire sur mon fixe). Attention, sur certains vieux disques durs, SMART renvoie n'importe-quoi, mais en général les indications sont tellement aberrantes qu'on s'en rend immédiatement compte.

2) Une solution à court terme

Dans la très grande majorité des cas, il suffit de taper la commande sudo hdparm -B 254 /dev/sda (255 fonctionne aussi mais désactive totalement l'économie d'énergie). On peut ensuite vérifier son effet à l'aide de la commande smartctl précédente.

3) Une solution à moyen terme

Le problème de la solution décrite ci-dessus est qu'il faudrait le refaire à chaque démarrage de l'ordinateur. Il suffit d'ajouter (en tant qu'administrateur root) à la fin du fichier /etc/hdparm.conf les lignes suivantes :

/dev/sda {
apm = 254
}

Pour éditer en ligne de commande, on peut faire sudo nano /etc/hdparm.conf.

Ensuite, il faut aller dans Menu K/Paramètres du système/Advanced/System Services, et demander à ce que hdparm soit lancé au démarrage.

4) Et maintenant ?

Je n'ai pas encore eu le temps de déterminer les conséquences sur l'autonomie de mon portable, mais il doit être possible de régler le problème sans rien sacrifier à l'autonomie d'après ce commentaire.

Depuis que j'ai eu mon portable, j'ai mis à jour mon système kubuntu de la version Feisty à la version Gutsy, je ne peux donc déterminer si les intégrateurs de chez Dell avait personnalisé la configuration du système pour éviter ce problème, mais comme tout le monde va finir par basculer vers Gutsy... il faudra que j'envoie un message à Dell à ce sujet.

Également, je suivrais cette affaire pour savoir ce qui sera fait pour régler ce problème, bien sûr il est possible de contourner le problème de manière logicielle et il serait de bon ton que les équipes de (k)ubuntu prennent le problème au sérieux, mais l'origine fondamentale du problème reste quand même matérielle : le matériel ne devrait pas attendre que le logiciel règle ses conneries.

dimanche, septembre 30 2007

J'ai reçu mon portable Dell sous Linux

Puisque cela m'a été demandé, voilà une présentation de la bête à partir de laquelle je suis en ce moment même en train de vous écrire.

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dimanche, septembre 16 2007

Les majors valident le principe de la licence globale, alors quand est-ce qu'on s'y met ?

Je viens de recevoir un bien curieux spam, dont vous pouvez visualiser le contenu ici. On nous y explique que MusicMe permet pour la modique somme de 14,95 € de télécharger et écouter plus d'un million de titres de toutes les majors, avec deux énormes limitations cependant : «les fichiers écoutés et téléchargés sur musicMe sont accessibles tant que vous êtes abonné(e) au service» et «pour utiliser les services d'écoute et de téléchargement illimités, vous devez disposer d'un ordinateur PC doté de Windows XP ou Vista».

Le système est peu intéressant puisque pour peu que la vie nous réserve un coup dur, alors en plus d'être dans la mouise, on ne pourra même pas écouter de musique pour se remonter le moral ! Le système est complètement discriminatoire, puisqu'il n'est accessible que via un seul éditeur de logiciel. Inversement, un morceau téléchargé illégalement sera gratuit, sera lisible sur tous les systèmes et configurations, et restera lisible même si on se retrouve sur la paille.

Or, en reconnaissant et autorisant cette offre, les majors reconnaissent que le paiement forfaitaire pour un téléchargement illimité est économiquement viable. De plus, dans le cas de la licence globale, il ne serait plus possible d'y couper (plus de téléchargement illégal), mettre des DRM deviendrait inutile (interopérabilité assurée avec tous les systèmes), alors quand est-ce qu'on se met à la licence globale ?

jeudi, septembre 13 2007

Donner des oreilles à l'écrivain et une bouche au lecteur

1) Le livre, ce mur d'incompréhension entre l'écrivain et le lecteur !

N'avez-vous jamais eu envie d'entrer dans une BD pour voir ce qu'elle ne vous montre pas ? N'avez-vous jamais sauté des pages d'un livre ? Que soit pour mettre fin à un suspens insoutenable, ou au contraire à un suspens éventé et arriver plus vite à ce que vous n'avez pas déjà deviné par vous-même. N'avez-vous jamais perdu tout intérêt à découvrir la suite quand surgit l'incohérence ? Ne vous êtes-vous jamais dit « et si ?»

C'était tellement plus facile quand vous étiez enfant et que vos parents vous racontaient une histoire. Si on voulait en savoir plus, il suffisait de demander («comment elle s'appele la servante de la princesse ?»). Si on avait une idée bien précise de ce qui allait se passer, on pouvait fièrement s'en expliquer au lieu d'attendre que ça devienne de nouveau intéressant («pour tuer le troll, le chevalier, il peut faire comme ça...»). Si on n'avait aucune idée de la manière dont le héros pouvait s'en sortir, il était impossible d'échapper à la mise en scène parentale. Et si on vous racontait n'importe-quoi, vous pouviez le faire savoir rapidement («ce n'est pas possible, il a déjà utilisé sa potion»).

Si le livre a permis d'amener des histoires au plus grand nombre aux siècles précédents, et plus récemment les récits sonores, la bd et la vidéo, ils ont du même coup fait de ces histoires des histoires figées, des natures mortes. Si seulement le récit pouvait se développer au fur et à mesure qu'on le découvre, en fonction des réflexions qui nous y laissont... mais attendez, c'est maintenant tout à fait possible avec internet !

2) Histoire libre, récit interactif, même combat !

2.1) L'interaction réclame la liberté

Quand le partage des tâches se brouille, qu'il n'y a plus une personne qui dit d'un côté, et une qui écoute de l'autre, bref quand l'oeuvre qui se crée est le fruit de l'interaction et des idées des différents protagonistes, alors les différents co-créateurs ont tous la légitimité de (ré)utiliser librement celle-ci. Même une seule idée, une seule directive, impose son empreinte au résultat final, et la seule personne susceptible de juger de l'importance de cette empreinte est la personne qui l'a émise. C'est pourquoi la co-création, si elle se veut équitable, impose l'usage d'une licence libre.

2.2) La liberté appelle l'interaction

L'usage d'une licence libre étant posé, on peut s'interroger sur la manière de se faire rémunérer pour un travail de création. Le principe même des licences libres implique de renoncer à être payé pour chaque copie qui est produite, on ne peut donc être payé que sur le travail de création lui-même, et une seule fois.

Le financement par un mécéne est une éventualité à ne surtout pas négliger, mais on ne peut compter sur l'existence d'une ou plusieurs personnes prêtes à payer pour les autres, ce qui est le cas si on paye pour la création d'un livre librement redistribuable, mais qui ne l'est plus si on paye pour une expérience personnelle, où l'on est à la fois acteur et spectateur, lecteur et écrivain, où nos vues se confrontent à celles d'un autre pour créer une interaction unique, toujours différentes suivant les autres protagonistes et nos états d'esprit au moment où elle se produit.

Ainsi, faire durablement commerce dans la production de récits libres impose d'user d'un modèle co-créatif.

Ceci est d'autant plus important à noter que lutter efficacement contre tous les piratages, c'est s'attaquer avec réussite à la protection de la vie privée et à la liberté d'expression, ce qui amène à reconnaître et instrumentaliser certaines formes de piratage. Or les contenus libres sous gauche d'auteur répondent à ce besoin de reconnaissance, et il faut donc voir comment instrumentaliser ces nouvelles libertés au mieux et créer les nouveaux modèles économiques adaptés.

3) Des contraintes qui stimulent l'imaginaire !

La co-création d'une oeuvre littéraire libre peut se faire sur la base d'une libre coopération : en cas de désaccord quant à la poursuite du projet, chacun est libre de prendre la voie à laquelle il tenait.

Mais contre rémunération, la situation est tout différente. Le lecteur/payeur attend d'avoir un réel pouvoir de contrainte sur l'écrivain/salarié, qui n'est pas un simple secrétaire et conserve donc un certain degré de liberté. dans le cadre d'une co-création (libre) contractuelle, il est nécessaire de s'entendre sur le partage des pouvoirs, en veillant à ce que les choix du lecteur soient ouverts pour que celui-ci soit réellement acteur, et non pas simple lecteur d'un livre dont vous êtes le héros. Ces contraintes limitent les actions des différents acteurs, créant un problème nouveau pour chaque variante des règles du jeu. _Tout l'intérêt est alors d'imaginer les solutions face aux contraintes posées_.

Que les participants soient en compétition ou en coopération, les règles du jeu possibles sont infinies : on pensera aux parties de jeux de rôles (éventuellement par correspondance), aux mmorpg, au professeur shmurtz qui répond à sa façon aux questions des internautes, aux internautes qui confrontent leur sagacité face aux Picto Patato d'Everland...

lundi, juin 4 2007

Quand est-ce qu'on passe la première ?

D'un côté toujours les mêmes arguments, aux mieux étriqués et refusant de considérer la situation dans sa globalité, voir à côté de la plaque, et au pire complètement faux :
L’IFPI dresse sa liste des dix vérités qui dérangent (en tant qu'amateur de metal, le point 5 m'a fait hurler de rire, quant au point 7 : sont-ils au courant que les logiciels libres, ça marche et qu'on peut en vivre ? Et comment expliquent-ils le succès de sellaband ?)

De l'autre toujours les mêmes évidences qui refusent d'être entendues par les premiers :
Nos 10 vérités qui dérangent l'industrie du disque !

Dois-je rappeler que le vrai problème est l'incompatibilité totale apparue avec le développement des technologies entre la propriété intellectuelle d'un côté, et la liberté d'expression et la sauvegarde de la vie privée de l'autre ? (voir ici, ici et ) Si on prétend défendre les droits de la personne humaine, il est nécessaire de lâcher du lest sur la propriété intellectuelle et s'ouvrir à toutes les opportunités (au lieu de ne voir que ce qui est perdu) qui apparaissent alors pour recréer de nouveux modèles économiques, afin de limiter les dégâts.

jeudi, mai 31 2007

Jamzine, un webzine sur la musique libre qu'il est bien

Énorme séance de rattrapage pour moi, puisque je vais parler d'un site que j'ai découvert aujourd'hui, alors qu'il existe depuis... mai 2005. Je vais donc vous parler de Jamzine : présentation, puis commentaires personnels.

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samedi, mai 12 2007

Flash : encore un exemple du problème des dépendances privatives pour un logiciel sous licence libre

À la question de savoir si un logiciel sous licence libre peut être considéré comme véritablement libre alors qu'il repose sur l'usage de logiciels tiers privateurs, j'ai déjà eu l'occasion de clairement répondre par non, et de m'en expliquer lors de l'annonce de la future libération du Java de Sun sous licence GPL, et dont la première vague vient justement de devenir effective effective. Cette limitation enfin éliminée, j'ai pu commencer à découvrir des logiciels (libre et java) jusqu'alors ignorés et j'ai enfin pu apprécier leur qualité et le travail de leurs développeurs : logiciels de géométrie dynamique, Azureus qui s'avère un client BitTorrent de référence, et récemment Volity (ma chute de production de post sur ce blog a d'ailleurs à voir avec un petit travail que je réalise sur ce projet).

Malheureusement, à côté de cette grande victoire du libre, un autre language fermé et reposant sur un logiciel privateur commence à être utilisé de même pour écrire des applications libres : il s'agit de Flash d'Adobe. J'ai eu à affronter ce problème en découvrant (pour les besoins de mon métier) Mathenpoche. Les versions finalisées des différentes parties de cette application sont au fur et à mesure libérées sous licence GPL, mais pour fonctionner, il faut un navigateur avec le plugin flash.

Or, utiliser un logiciel privateur, c'est s'obliger à subir les caprices de l'éditeur. Et j'ai justement ici un superbe exemple de ce genre de caprice. Pour configurer votre plugin flash, il vous faut obligatoirement passer par leur site web ! On peut voir où est leur intérêt de nous obliger à passer par leur site, mais cette obligation peut s'avérer être une véritable plaie. Ici, si j'ai été testé Mathenpoche, c'est pour répondre à la demande d'un élève qui voulait pouvoir travailler sur l'ordinateur de sa tante qui n'a pas d'accès internet. Et là, un véritable problème se pose : déclarant le faire au nom du risque d'un problème de sécurité, le plugin refuse de faire fonctionner l'ensemble sauf à changer sa configuration... et là je pense que vous voyez le problème.

En farfouillant, j'ai fini par trouver des gens bien attentionnés ayant réalisé une image CD parfaitement fonctionnelle (voir la question «J'ai un élève qui souhaite travailler à domicile mais il n'a pas accès à Internet. Que puis-je lui proposer ?» de cette page), mais pour réussir cet exploit, ils ont été obligé de lancer un serveur (sur votre ordinateur local) à partir duquel les données sont envoyées. Bref, beaucoup de complications qui auraient pu être évitées en faisant le choix d'un autre language, ou ici d'un autre plugin comme le plugin java par exemple ;) D'autant qu'un contournement ne sera peut-être pas toujours possible : utiliser un logiciel dont on ne peut contrôler le développement et les possibilités limite dans le même sens le développement et les possibilités des logiciels qui utilisent celui-ci, même si ces derniers sont eux-même libres.

mardi, avril 3 2007

Mes reproches sur le service de messagerie instantanée xmpp de Google

J'avertis le lecteur que le présent billet est destiné à être un pense-bête de ce qui cloche encore vis-à-vis de ce qu'on peut attendre d'un service xmpp de base, il est donc normal qu'il ne s'y trouve que du négatif ;) Et pour prouver ma bonne foi, je signale que j'ai parfaitement relévé les progrès de Google, de l'indispensable ouverture de leur serveur vers le réseau xmpp jusqu'à la tant attendue possibilité de recevoir des messages envoyés quand on n'était pas en ligne.

1. Les limitations des logiciels clients de Google (interface web de gmail, gtalk, etc…)

Ces limitations sont dépassables dans la mesure où il est possible d'utiliser un autre logiciel que ceux proposés par google, mais pour cela il faut encore que l'utilisateur ait conscience de cette possibilité, sous peine de le voir croire que ce n'est pas possible avec jabber. Je rappelle qu'il est possible d'utiliser simultanément plusieurs logiciels pour accéder à son compte (par exemple si vous avez besoin de gtalk pour la téléphonie par internet):

- impossibilité d'envoyer un message à une personne qui n'est pas dans votre liste de contact (obligé de l'ajouter même pour un échange ponctuel). C'est d'autant plus géant qu'avec leur serveur, ajouter à la liste de contact signifie donner l'autorisation de savoir si vous êtes en ligne ou pas.

- impossibilité d'envoyer un message à une personne qui n'est pas en ligne si elle n'est pas elle-même chez google.

2. Les limitations du serveur de Google

Ici, la seule façon de dépasser ces limites, c'est de se créer un compte sur un tout autre serveur xmpp que celui de google. Je rappelle que quelquesoit votre serveur, s'il est relié au réseau xmpp, vous pourrez continuer à communiquer avec tous vos contacts xmpp, y compris ceux chez google :

- une personne qui n'est pas dans votre liste de contact ne peut pas vous contacter. Le problème est ici qu'il s'agit d'une politique obligatoire imposée par Google, alors que le protocole xmpp met à disposition une solution satisfaisante pour tous, voir le deuxième point.

- le serveur de google ne permet pas de mettre en place des privacy list (ce qui fait pourtant bien parti de la norme xmpp), qui sont des politiques personnalisées d'acceptation et de rejets des communications extérieures. Il est ainsi tout à fait possible de refuser tout message de personnes qui ne sont pas dans votre liste de contact, ou tout accepter, ou toutes les possibilités intermédiaires (rejet de certains contacts ou de certains serveurs, etc…).

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