Un amer dans le cybermonde

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dimanche, septembre 30 2007

J'ai reçu mon portable Dell sous Linux

Puisque cela m'a été demandé, voilà une présentation de la bête à partir de laquelle je suis en ce moment même en train de vous écrire.

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dimanche, septembre 16 2007

Les majors valident le principe de la licence globale, alors quand est-ce qu'on s'y met ?

Je viens de recevoir un bien curieux spam, dont vous pouvez visualiser le contenu ici. On nous y explique que MusicMe permet pour la modique somme de 14,95 € de télécharger et écouter plus d'un million de titres de toutes les majors, avec deux énormes limitations cependant : «les fichiers écoutés et téléchargés sur musicMe sont accessibles tant que vous êtes abonné(e) au service» et «pour utiliser les services d'écoute et de téléchargement illimités, vous devez disposer d'un ordinateur PC doté de Windows XP ou Vista».

Le système est peu intéressant puisque pour peu que la vie nous réserve un coup dur, alors en plus d'être dans la mouise, on ne pourra même pas écouter de musique pour se remonter le moral ! Le système est complètement discriminatoire, puisqu'il n'est accessible que via un seul éditeur de logiciel. Inversement, un morceau téléchargé illégalement sera gratuit, sera lisible sur tous les systèmes et configurations, et restera lisible même si on se retrouve sur la paille.

Or, en reconnaissant et autorisant cette offre, les majors reconnaissent que le paiement forfaitaire pour un téléchargement illimité est économiquement viable. De plus, dans le cas de la licence globale, il ne serait plus possible d'y couper (plus de téléchargement illégal), mettre des DRM deviendrait inutile (interopérabilité assurée avec tous les systèmes), alors quand est-ce qu'on se met à la licence globale ?

jeudi, septembre 13 2007

Mes réflexions sur les libertés et l'économie numériques

J'ai cherché à rassembler et ordonner mes réflexions sur les libertés et les modèles économiques à l'ère numérique dans les quatre textes suivants, à lire dans l'ordre indiqué :

  1. L'informatique déloyale
  2. Pourquoi il faut reconnaître et instrumentaliser certaines formes de piratage
  3. Le gauche d'auteur : le sous-ensemble du droit d'auteur compatible avec la vie privée et la liberté d'expression
  4. Donner des oreilles à l'écrivain et une bouche au lecteur

Au cours de mes pérégrination, je relève et signale sur ce blog certaines initiatives, celles-ci n'ont pas forcément abandonner le modèle privateur, mais elles mettent au moins en place certaines briques qui permettraient de s'en passer :

Donner des oreilles à l'écrivain et une bouche au lecteur

1) Le livre, ce mur d'incompréhension entre l'écrivain et le lecteur !

N'avez-vous jamais eu envie d'entrer dans une BD pour voir ce qu'elle ne vous montre pas ? N'avez-vous jamais sauté des pages d'un livre ? Que soit pour mettre fin à un suspens insoutenable, ou au contraire à un suspens éventé et arriver plus vite à ce que vous n'avez pas déjà deviné par vous-même. N'avez-vous jamais perdu tout intérêt à découvrir la suite quand surgit l'incohérence ? Ne vous êtes-vous jamais dit « et si ?»

C'était tellement plus facile quand vous étiez enfant et que vos parents vous racontaient une histoire. Si on voulait en savoir plus, il suffisait de demander («comment elle s'appele la servante de la princesse ?»). Si on avait une idée bien précise de ce qui allait se passer, on pouvait fièrement s'en expliquer au lieu d'attendre que ça devienne de nouveau intéressant («pour tuer le troll, le chevalier, il peut faire comme ça...»). Si on n'avait aucune idée de la manière dont le héros pouvait s'en sortir, il était impossible d'échapper à la mise en scène parentale. Et si on vous racontait n'importe-quoi, vous pouviez le faire savoir rapidement («ce n'est pas possible, il a déjà utilisé sa potion»).

Si le livre a permis d'amener des histoires au plus grand nombre aux siècles précédents, et plus récemment les récits sonores, la bd et la vidéo, ils ont du même coup fait de ces histoires des histoires figées, des natures mortes. Si seulement le récit pouvait se développer au fur et à mesure qu'on le découvre, en fonction des réflexions qui nous y laissont... mais attendez, c'est maintenant tout à fait possible avec internet !

2) Histoire libre, récit interactif, même combat !

2.1) L'interaction réclame la liberté

Quand le partage des tâches se brouille, qu'il n'y a plus une personne qui dit d'un côté, et une qui écoute de l'autre, bref quand l'oeuvre qui se crée est le fruit de l'interaction et des idées des différents protagonistes, alors les différents co-créateurs ont tous la légitimité de (ré)utiliser librement celle-ci. Même une seule idée, une seule directive, impose son empreinte au résultat final, et la seule personne susceptible de juger de l'importance de cette empreinte est la personne qui l'a émise. C'est pourquoi la co-création, si elle se veut équitable, impose l'usage d'une licence libre.

2.2) La liberté appelle l'interaction

L'usage d'une licence libre étant posé, on peut s'interroger sur la manière de se faire rémunérer pour un travail de création. Le principe même des licences libres implique de renoncer à être payé pour chaque copie qui est produite, on ne peut donc être payé que sur le travail de création lui-même, et une seule fois.

Le financement par un mécéne est une éventualité à ne surtout pas négliger, mais on ne peut compter sur l'existence d'une ou plusieurs personnes prêtes à payer pour les autres, ce qui est le cas si on paye pour la création d'un livre librement redistribuable, mais qui ne l'est plus si on paye pour une expérience personnelle, où l'on est à la fois acteur et spectateur, lecteur et écrivain, où nos vues se confrontent à celles d'un autre pour créer une interaction unique, toujours différentes suivant les autres protagonistes et nos états d'esprit au moment où elle se produit.

Ainsi, faire durablement commerce dans la production de récits libres impose d'user d'un modèle co-créatif.

Ceci est d'autant plus important à noter que lutter efficacement contre tous les piratages, c'est s'attaquer avec réussite à la protection de la vie privée et à la liberté d'expression, ce qui amène à reconnaître et instrumentaliser certaines formes de piratage. Or les contenus libres sous gauche d'auteur répondent à ce besoin de reconnaissance, et il faut donc voir comment instrumentaliser ces nouvelles libertés au mieux et créer les nouveaux modèles économiques adaptés.

3) Des contraintes qui stimulent l'imaginaire !

La co-création d'une oeuvre littéraire libre peut se faire sur la base d'une libre coopération : en cas de désaccord quant à la poursuite du projet, chacun est libre de prendre la voie à laquelle il tenait.

Mais contre rémunération, la situation est tout différente. Le lecteur/payeur attend d'avoir un réel pouvoir de contrainte sur l'écrivain/salarié, qui n'est pas un simple secrétaire et conserve donc un certain degré de liberté. dans le cadre d'une co-création (libre) contractuelle, il est nécessaire de s'entendre sur le partage des pouvoirs, en veillant à ce que les choix du lecteur soient ouverts pour que celui-ci soit réellement acteur, et non pas simple lecteur d'un livre dont vous êtes le héros. Ces contraintes limitent les actions des différents acteurs, créant un problème nouveau pour chaque variante des règles du jeu. _Tout l'intérêt est alors d'imaginer les solutions face aux contraintes posées_.

Que les participants soient en compétition ou en coopération, les règles du jeu possibles sont infinies : on pensera aux parties de jeux de rôles (éventuellement par correspondance), aux mmorpg, au professeur shmurtz qui répond à sa façon aux questions des internautes, aux internautes qui confrontent leur sagacité face aux Picto Patato d'Everland...

mardi, juin 5 2007

Donjon Pirate : Dead Man's Chest

Pour les fans de Donjon qui aurait fini par enlever de leur agrégateur le flux de Donjon Pirate, ils auront raté ce message d'outre-tombe, c'est reparti pour un tour :) Mais cette fois-ci, ça se passe là : http://donjonpirate.free.fr/.

lundi, juin 4 2007

Quand est-ce qu'on passe la première ?

D'un côté toujours les mêmes arguments, aux mieux étriqués et refusant de considérer la situation dans sa globalité, voir à côté de la plaque, et au pire complètement faux :
L’IFPI dresse sa liste des dix vérités qui dérangent (en tant qu'amateur de metal, le point 5 m'a fait hurler de rire, quant au point 7 : sont-ils au courant que les logiciels libres, ça marche et qu'on peut en vivre ? Et comment expliquent-ils le succès de sellaband ?)

De l'autre toujours les mêmes évidences qui refusent d'être entendues par les premiers :
Nos 10 vérités qui dérangent l'industrie du disque !

Dois-je rappeler que le vrai problème est l'incompatibilité totale apparue avec le développement des technologies entre la propriété intellectuelle d'un côté, et la liberté d'expression et la sauvegarde de la vie privée de l'autre ? (voir ici, ici et ) Si on prétend défendre les droits de la personne humaine, il est nécessaire de lâcher du lest sur la propriété intellectuelle et s'ouvrir à toutes les opportunités (au lieu de ne voir que ce qui est perdu) qui apparaissent alors pour recréer de nouveux modèles économiques, afin de limiter les dégâts.

jeudi, mai 31 2007

Jamzine, un webzine sur la musique libre qu'il est bien

Énorme séance de rattrapage pour moi, puisque je vais parler d'un site que j'ai découvert aujourd'hui, alors qu'il existe depuis... mai 2005. Je vais donc vous parler de Jamzine : présentation, puis commentaires personnels.

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samedi, mai 12 2007

Flash : encore un exemple du problème des dépendances privatives pour un logiciel sous licence libre

À la question de savoir si un logiciel sous licence libre peut être considéré comme véritablement libre alors qu'il repose sur l'usage de logiciels tiers privateurs, j'ai déjà eu l'occasion de clairement répondre par non, et de m'en expliquer lors de l'annonce de la future libération du Java de Sun sous licence GPL, et dont la première vague vient justement de devenir effective effective. Cette limitation enfin éliminée, j'ai pu commencer à découvrir des logiciels (libre et java) jusqu'alors ignorés et j'ai enfin pu apprécier leur qualité et le travail de leurs développeurs : logiciels de géométrie dynamique, Azureus qui s'avère un client BitTorrent de référence, et récemment Volity (ma chute de production de post sur ce blog a d'ailleurs à voir avec un petit travail que je réalise sur ce projet).

Malheureusement, à côté de cette grande victoire du libre, un autre language fermé et reposant sur un logiciel privateur commence à être utilisé de même pour écrire des applications libres : il s'agit de Flash d'Adobe. J'ai eu à affronter ce problème en découvrant (pour les besoins de mon métier) Mathenpoche. Les versions finalisées des différentes parties de cette application sont au fur et à mesure libérées sous licence GPL, mais pour fonctionner, il faut un navigateur avec le plugin flash.

Or, utiliser un logiciel privateur, c'est s'obliger à subir les caprices de l'éditeur. Et j'ai justement ici un superbe exemple de ce genre de caprice. Pour configurer votre plugin flash, il vous faut obligatoirement passer par leur site web ! On peut voir où est leur intérêt de nous obliger à passer par leur site, mais cette obligation peut s'avérer être une véritable plaie. Ici, si j'ai été testé Mathenpoche, c'est pour répondre à la demande d'un élève qui voulait pouvoir travailler sur l'ordinateur de sa tante qui n'a pas d'accès internet. Et là, un véritable problème se pose : déclarant le faire au nom du risque d'un problème de sécurité, le plugin refuse de faire fonctionner l'ensemble sauf à changer sa configuration... et là je pense que vous voyez le problème.

En farfouillant, j'ai fini par trouver des gens bien attentionnés ayant réalisé une image CD parfaitement fonctionnelle (voir la question «J'ai un élève qui souhaite travailler à domicile mais il n'a pas accès à Internet. Que puis-je lui proposer ?» de cette page), mais pour réussir cet exploit, ils ont été obligé de lancer un serveur (sur votre ordinateur local) à partir duquel les données sont envoyées. Bref, beaucoup de complications qui auraient pu être évitées en faisant le choix d'un autre language, ou ici d'un autre plugin comme le plugin java par exemple ;) D'autant qu'un contournement ne sera peut-être pas toujours possible : utiliser un logiciel dont on ne peut contrôler le développement et les possibilités limite dans le même sens le développement et les possibilités des logiciels qui utilisent celui-ci, même si ces derniers sont eux-même libres.

mardi, avril 3 2007

Mes reproches sur le service de messagerie instantanée xmpp de Google

J'avertis le lecteur que le présent billet est destiné à être un pense-bête de ce qui cloche encore vis-à-vis de ce qu'on peut attendre d'un service xmpp de base, il est donc normal qu'il ne s'y trouve que du négatif ;) Et pour prouver ma bonne foi, je signale que j'ai parfaitement relévé les progrès de Google, de l'indispensable ouverture de leur serveur vers le réseau xmpp jusqu'à la tant attendue possibilité de recevoir des messages envoyés quand on n'était pas en ligne.

1. Les limitations des logiciels clients de Google (interface web de gmail, gtalk, etc…)

Ces limitations sont dépassables dans la mesure où il est possible d'utiliser un autre logiciel que ceux proposés par google, mais pour cela il faut encore que l'utilisateur ait conscience de cette possibilité, sous peine de le voir croire que ce n'est pas possible avec jabber. Je rappelle qu'il est possible d'utiliser simultanément plusieurs logiciels pour accéder à son compte (par exemple si vous avez besoin de gtalk pour la téléphonie par internet):

- impossibilité d'envoyer un message à une personne qui n'est pas dans votre liste de contact (obligé de l'ajouter même pour un échange ponctuel). C'est d'autant plus géant qu'avec leur serveur, ajouter à la liste de contact signifie donner l'autorisation de savoir si vous êtes en ligne ou pas.

- impossibilité d'envoyer un message à une personne qui n'est pas en ligne si elle n'est pas elle-même chez google.

2. Les limitations du serveur de Google

Ici, la seule façon de dépasser ces limites, c'est de se créer un compte sur un tout autre serveur xmpp que celui de google. Je rappelle que quelquesoit votre serveur, s'il est relié au réseau xmpp, vous pourrez continuer à communiquer avec tous vos contacts xmpp, y compris ceux chez google :

- une personne qui n'est pas dans votre liste de contact ne peut pas vous contacter. Le problème est ici qu'il s'agit d'une politique obligatoire imposée par Google, alors que le protocole xmpp met à disposition une solution satisfaisante pour tous, voir le deuxième point.

- le serveur de google ne permet pas de mettre en place des privacy list (ce qui fait pourtant bien parti de la norme xmpp), qui sont des politiques personnalisées d'acceptation et de rejets des communications extérieures. Il est ainsi tout à fait possible de refuser tout message de personnes qui ne sont pas dans votre liste de contact, ou tout accepter, ou toutes les possibilités intermédiaires (rejet de certains contacts ou de certains serveurs, etc…).

mardi, mars 27 2007

Contourner les filtres anti-BitTorrent de votre FAI (la prohibition des échanges d'informations 2/3)

Cet article est le deuxième d'une trilogie dont la première partie explique les avantages et la nécessité d'utiliser BitTorrent, la dernière suivra d'ici quelques temps.

Pour réussir à télécharger via BitTorrent malgré le filtrage éventuel de votre FAI (par exemple Free en zone non dégroupée), je propose ici une solution parmi d'autres.

Pour respecter mes exigences éthiques, j'ai sélectionné un logiciel libre : Azureus. Bien que distribué sous licence GPL, il n'est considéré comme véritablement libre que depuis peu, car ce n'est plus un problème aujourd'hui qu'il soit écrit en JAVA.

Je ne vais pas détailler ici comment l'installer, tout dépend de votre système d'exploitation (et ça ne m'intéresse pas pour là où je veux en venir). Je vais détailler les options à choisir pour qu'Azureus réussisse à contourner le filtrage de certains FAI :

  • dans le répertoire «Connexion», décocher «Réseau IP public (pas anonyme)» ;
  • dans le sous-répertoire «Cryptage», cocher «Exiger un flux crypté», puis «Use the 'cryptoport' tracker to prevent plain incoming connection attempts. [...]», et laisser décochés les options de repli.

Le deuxième point assure que tous les échanges de données se feront de manière chiffrée, afin que, par exemple, les routeurs cisco de Free ne réalise par que vous êtes en train d'utiliser BitTorrent. Le premier point est plus surprenant, mais il est à constater que le débit tombe à zéro au bout de quelques minutes si on ne cache pas son adresse IP réelle auprès des autres clients, à croire que certains font les mouchards auprès de Free !

En résumé pour ces deux premiers articles, BitTorrent est plus efficace d'une part, bien plus pratique voire indispensable pour télécharger certains contenus (comme sur jamendo qui ne reconnaît que BitTorrent et Emule), et même si notre FAI veut nous en empêcher, on peut réussir à l'utiliser. Mais les moyens mis en place pour contourner ce filtrage méritent qu'on s'interroge quant à leurs conséquences et leurs implications, ce que je ferais dans le dernier article.

dimanche, mars 25 2007

En vrac #3

mardi, mars 20 2007

BitTorrent vs. FTP (la prohibition des échanges d'informations 1/3)

Cet article est le premier d'une trilogie, les deux autres suivront d'ici quelques temps.

À l'origine était le FTP. Le principe est simple : un serveur a le contenu, les clients le lui demandent. Mais plus il y a de monde pour télécharger sur un serveur, et moins le serveur peut s'occuper de chacun. Résultat : soit le serveur limite le nombre de personnes pouvant être connectées, soit les débits de téléchargement deviennent ridicules.

Puis est arrivé BitTorrent. Pour expliquer le principe, prenons une analogie. Imaginons que j'ai un livre dont je peux photocopier à loisir les pages. Deux personnes veulent une photocopie du livre, plutôt que de photocopier deux fois le livre, une fois pour chacun, je ne le photocopie qu'une fois et je donne la moitié à chacun : s'ils veulent la moitié qu'ils leur manquent, il faut qu'ils photocopient leur propre moitié et qu'ils fassent un échange. Voilà le principe de BitTorrent en remplaçant livre par fichier(s), et pages par morceaux de fichier. S'il y a peu de monde qui télécharge, le tracker (celui qui possède le livre initialement) peut s'occuper de tout le monde, s'il y a beaucoup de monde, ceux-ci s'échangent des morceaux pour ne pas avoir à le demander au tracker et ne pas le surcharger. Résultat : quelquesoit le nombre de demandeurs, le téléchargement peut avancer à vive allure.

Les inconvénients du FTP peuvent être dépassés si le téléchargement est financé (publicité ou payant), ainsi plus il y aura de monde, et plus il y aura d'argent pour acheter des serveurs plus puissants et une bande passante plus grande. Mais si la mise à disposition se fait gratuitement ? Les exemples (légaux) sont légions : la podiffusion (voir ce précédent billet), les distributions linux comme kubuntu, etc...

Si un contenu distribué via FTP sans financement est populaire, il n'y a que deux issues possibles :

  • soit cela coûtera très cher au diffuseur pour pouvoir satisfaire la demande ;
  • soit réussir à télécharger le contenu sera difficile (voire impossible) et très long.

La première option est inacceptable pour un podcast amateur par exemple, d'où l'idée de se tourner vers BitTorrent pour satisfaire le diffuseur et les demandeurs. Pour rester accessible à tous, un accès FTP reste en général ouvert en parallèle, mais ce n'est pas toujours le cas (par exemple jamendo), et le téléchargement se fait bien moins vite que par BitTorrent (cela peut être volontaire pour nous obliger à passer par BitTorrent si on ne le faisait pas que par paresse, soit il y a trop de monde qui ne passe pas encore par BitTorrent).

Or, justement, je suis chez Free en zone dégroupée, là où l'usage du P2P est, suivant les moments, au mieux bridé et au pire bloqué (voir mes précédents déboires ici et ). Et actuellement BitTorrent est à nouveau complètement bloqué. J'ai donc du passer par FTP pour télécharger la dernière béta de kubuntu, et cela m'aura pris 2 jours pleins pour 600 Mo ! Il est possible de contourner les filtres de Free, mais ceci sera le sujet du deuxième article.

vendredi, mars 16 2007

Revue de presse des six derniers jours

Voilà ce qui a retenu mon attention ces derniers jours :

dimanche, mars 11 2007

Le serveur jabber du service gtalk accepte les messages off-line !

Suite à une erreur de manipulation, j'ai découvert que le serveur jabber de google accepte enfin la réception des messages même quand le destinataire est off-line. En fait, j'avais complètement raté la niouze, puisque cela est le cas depuis novembre 2006 :( En l'absence de cette fonctionnalité, j'avais très sérieusement posé la question de savoir si on pouvait considérer que le serveur gtalk était un ''vrai'' serveur jabber. J'aurais pu pleinement lever cette critique, mais il faut encore que le contact active l'historique de chat dans gmail pour que la réception des messages off-line fonctionne, ce qui risque de ne pas être le cas partout.

vendredi, mars 9 2007

Revue de presse des deux derniers jours

Je reprends à mon compte la brillante idée de Tristan Nitot, et je vais poster de temps à autre une petite revue de presse des choses qui m'ont marqué. Voici la première fournée :

  • Pour le coup, je peux le dire sans exagérer : si vous ne deviez lire qu'un article sur les sondages, ce devrait être celui-ci.
  • Difficile d'imaginer dans nos pays démocratiques qu'on puisse siéger pour voter des lois uniquement parce qu'on est né des bons parents, et pourtant c'est bien le cas pour un de nos voisins, et ça ne semble pas gagné pour que ça change.
  • «néanmoins, ces licences [WiMAX] ont été attribuées pour un usage nomade qui interdit le handover, c’est-à-dire le saut automatique entre les cellules du réseau» (source): si vous n'êtes pas déjà en train de pester, je vous invite à lire la source pour comprendre qu'on va nous priver de téléphonie mobile illimitée juste pour que nous restions les vaches à lait des actuels opérateurs, alors que techniquement cela devient possible.
  • Et une pétition pour finir : pétition pour le maintien du vote papier. (et si vous vous demandez comment un geek comme moi peut être contre, c'est parce que malgré les apparences c'est tout sauf un progrès)

samedi, février 17 2007

debtags pour tous, un concurrent pour freshmeat ?

J'avais précédemment parlé de debtags, dont les bénéfices sont maintenant exploitables de manière graphique via Adept.

Pour ceux qui ne comprennent rien à ce que je raconte, un exemple concret : vous utilisez Debian ou Kubuntu, deux distributions Linux d'excellente facture, et vous reçevez des amis avec leur jeune enfant. Vous cherchez de quoi l'occuper sur l'ordinateur, vous lancez donc Adept, qui vous affiche toutes les applications (appelées paquets) disponibles et installables d'un simple clic.

Mais difficile de trouver votre bonheur parmi 30 000 paquets, vous commencez donc par demander à ne voir que les jeux. Mais vos amis ne veulent pas de ces jeux abrutissants, vous précisez donc ensuite qu'il faut de plus qu'ils soit éducatifs. Puis, pour ne pas effrayer le petit, vous demandez l'exclusion de ceux fonctionnant en ligne de commande. Enfin, parmi les applications affichées, vous pouvez rapidement sélectionner et installer, à l'aide de la description associée à chacun, un paquet adapté.

Cet exemple n'est pas théorique, je viens de le faire à l'instant (voir la capture d'écran en annexe de ce billet). Je peux de même demander à ne voir s'afficher que les jeux en 3D, ou encore les applications de navigation sachant exploiter les flux RSS (autrement dit un agrégateur), etc…

L'usage en est tellement simple et efficace que debtags devient brusquement un concurrent redoutable au site freshmeat pour rechercher et découvrir de nouvelles applications correspondant à de nouveaux besoins. Mais debtags ne propose que les applications intégrées à Debian/Ubuntu, et si sa facilité de mise en œuvre amène les utilisateurs à le préférer, alors les applications non disponibles sous Debian vont perdre en visibilité, d'où peut-être une plus grande motivation à l'avenir pour les développeurs afin de porter leur application sous Debian.

vendredi, février 16 2007

Laïcité : questions à M. Sarkozy

Je retranscris ici la lettre ouverte d'Henri Pena-Ruiz, philosophe ayant écrit le fameux Dieu et Marianne : philosophie de la laïcité (livre dont j'estime grandement le contenu), et qui interpelle ici Nicolas Sarkozy sur les menaces que celui-ci fait peser sur la loi de 1905 de séparation des Églises et de l'État. L'article original est sous copyleft sous réserve de mention de la source et du lien, il a également été publié dans le journal Le Monde le 15 février 2007.

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lundi, février 12 2007

Des nouvelles des aventuriers de 8h22

Comment ça vous ne connaissez pas les aventuriers de 8h22 ? Mais alors il est urgent de corriger ce manque ! Cette petite série diffusée sur internet repose sur un concept simple : suite il y aura s'il y a suffisamment de gens qui le demande. Mais les joyeux drilles sont exigeants, et réclament de plus en plus de vote au fur et à mesure des épisodes. Et là c'est le drame, alors que la série n'a jamais été aussi populaire, sa notoriété ne grandit pas assez vite à leurs yeux. Oui, mais moi je veux connaître la suite, alors allez découvrir cette série, et si vous accrochez, surtout allez voter :)

mercredi, janvier 24 2007

l'écologie va-t-elle réussir à s'inviter aux élections présidentielles ?

Alors que Nicolas Hulot renonce à se présenter aux élections présidentielles françaises de 2007, force est de constater que l'écologie n'est même pas un thème mineur de la campagne électorale (en même temps, il faudrait déjà qu'il y ait une vraie campagne avec des vrais programmes dont on puisse débattre…).

À l'opposé, le pacte écologique proposé par ce dernier a déjà recueilli plus de 530 000 signatures (dont la mienne), et puisque ça ne suffit pas d'autres actions cherchent à se mettre en place, comme cette spectaculaire proposition de tous éteindre nos lumières les 5 minutes juste avant 20h le jeudi 1er février (personnellement, c'est plutôt le compteur que je vais couper).

Car il en faudra beaucoup pour faire parler d'écologie à des gens qui pour la plupart continuent à fonder toute leur politique sur une croissance sans fin dans un monde aux ressources limitées.

dimanche, janvier 21 2007

Pour sensibiliser les gens au libre, achetons de leur temps !

Dans la continuité de mon adhésion à l'APRIL, j'ai donc décidé de faire un effort actif de sensibilisation au libre. Mais les raisons qui m'avaient rapidement éloigné de cette voie sont toujours aussi vrai : la plupart des gens ne sont a priori pas du tout enclin à m'écouter.

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